‹ Gérard de NervalChapitre 70 sur 77 · PENSÉE DE BYRON · texte numérisé non relu

PENSÉE DE BYRON

Par mon amour et ma constance, J'avais cru fléchir ta rigueur, Et le souffle de l'espérance Avait pénétré dans mon cœur; Mais le temps qu'en vain je prolonge M'a découvert la vérité, L'espérance a fui comme un songe...

Et mon amour seul m'est resté !

Il est resté comme un abîme Entre ma vie et le bonheur, Comme un mal dont je suis victime, Gomme un poids jeté sur mon cœur !

Dans le chagrin qui me dévore, Je vois mes beaux jours s'envoler...

Si mon œil étincelle encore C'est qu'une larme en va couler !

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