PREMIÈRES LEÇONS D’ARABE
Je fis signe à l’esclave de prendre une chaise (j’avais eu la faiblesse d’acheter des chaises); elle secoua la tête, et je compris que mon idée était ridicule à cause du peu de hauteur de la table. Je mis donc des coussins à terre, et je pris place en l’invitant à s’asseoir de l’autre côté; mais rien ne put la décider. Elle détournait la tête et mettait la main sur sa bouche. « Mon enfant, lui dis-je, est-ce que vous voulez vous laisser mourir de faim ? »
Je sentais qu’il valait mieux parler, même avec la certitude de ne pas être compris, que de se livrer à une pantomime ridicule. Elle répondit quelques mots qui signifiaient probablement qu’elle ne comprenait pas, et auxquels je