UNE MINIATURE ÉGARÉE
Ma copie de la miniature du Louvre jointe à ce travail comporte des explications qui trouvent ici leur place.
Parmi les miniatures de la superbe collection léguée au Louvre par M. Sauvageot, il y en a plusieurs d'uiio grande beauté, d'autres ont un certain intérêt historique. On peut à la rigueur ranger parmi les promiéi^s, la miniature portant le no 1054 et ainsi désignée au Catalogue du Mu,^ée Sauvageot par M. Sauzay, conservateur au Musée du Moyen- Age et de la . Renaissance, au Louvre.
1054. -- Assemblée tenus à Verdun en 545, dans laquelle Charles-îe- Chauve partage avec ses deux frères, Lothaire et Louis, la succession de son père, Louis I«', roi de France et empereur d'Occident.
Travail français, extrait d'un manuscrit du xv« siècle.
L'erreur est singulière, impardonnable, l'artiste du xv« siècle ayant pris soin d'indiquer lui-môme au bas de sa peinture le sujet de la compo-
60 GÉRARD DB ROUSSILLOlf.
Bition. Le voici et écnt en minuscules gothiques, comme on peut le voir au bas du dessin :
« Comment la guerre ene&mmença d'entre le roy Char les le-Chaulf et « monseigneur Gérard de Romsillon à cause de la conté de Sens, et des « paroles iniurieuses que ung jour les deux princes dirent Vun à « rautre. »
Mieux inspiré que M. Sauzay, M. Paul Mantz, dans une lettre qu*il m*a fait rhonneur de m'écrire, restiti^ à la peinture en question son véritable sujet.