II., 10. — L., ‘25 cent
19. Un croisé, la lance a l’épaule, sur un cheval gris-isabelle. Il est tourné à droite et fait cabrer sa monture au-dessus des cadavres d’un Maure et d’un cheval. Au second plan, à droite, un cheval sans cavalier s’enfuit en retournant la tôte. Fond de montagnes. Pochade énergique, mais peu avancée, et d’une exécution un peu lourde. — A M'*® Ilerpin.
IL, 44. — L., 5‘2 cent.
‘20. Cheval blanc debout dans une écurie. Il est de profil et tourné à gauche. Au second plan à gauche, un autre cheval avec une couverture, vu en trois quarts par la croupe. On aperçoit, au-dessus de la croupe du cheval blanc, la tôte d’un troisième cheval. D’après une Inscription placée sur la traverse du châssis, cette étude aurait été peinte à Versailles en 1810, et elle représenterait trois étalons célèbres. Le premier se nommàxl T amer lan ; le second, à gauche, A^érow. — A M. Bcrville.
21. Trompette de lanciers polonais sur un cheval blanc. Le cheval tourné à gauche se cabre. Dans le fond, à droite, on aperçoit quelques lanciers. Cette peinture un peu sèche est probablement de la jeunesse de Géricault. — Vente Collot (n° 39 du catalogue). — A M. James-Nalhaniel de Rothschild.
H., 40. — L., 32 cent.
22. Cheval turc dans une écurie. Il est bai brun, vu de trois quarts par la croupe, la tôte tournée à gauche et porte une selle orientale richement ornée. Devant lui, la mangeoire. Ce tableau est peint sur papier tendu sur toile. — Vente Mosselman, 1849, 730 francs. — Musée du Louvre (n“ 247 du catalogue).
H., 35. — L., 25 cent.
23. Cheval espagnol d.ans une écurie. Il est bai blanc, vu de profil et tourné vers la droite. On aperçoit dans une stalle au fond de l’écurie un autre cheval de même robe tourné à gauche et avec une couverture. — Vente Mosselman, 520 francs. — Musée du Louvre(n‘>248 du catalogue).
H., 50. — L., 60 cent.
24. Cheval alezan doré. Il est tourné à droite et attaché par sa longe dans une écurie. Un coq et trois poules picorent autour de lui. Superbe pochade signée à gauche, en rouge : G. — A M. His de la Salle.
H., 28. — L., 36 cent.
25. Cheval noir sortant de l’écurie. — Vente du roi Louis-Philippe (n‘>48 du catalogue, 1,000 francs). — C’est sans doute cet ouvrage qui a été lithographié par Volmar, sous le titre V Étalon, dans le tome II de la Galerie du Palais-Royal. Le cheval est vu de profil, tourné à droite, avec une couverture rayée; le palefrenier, en manches de chemise, le tient par la longe. A gauche, on aperçoit deux autres chevaux dans leurs boxes.
CATALOGUE
26. Cheval arabe. Il est gris pommelé et tourné à gauche, avec une selle rouge placée sur une housse jaune. Derrière lui, un Arabe est appuyé à ta selle. Un autre Arabe accroupi au-dessous de la tète du cheval. Esquisse peu avancée. — A M. Schickler.
H., '35 1/2. — L., 44 cent.
27. Étude de chevaux. Cheval blanc, à peine pommelé, avec une couverture rouge, allant à gauche, monté par un homme en bottes à l’écuyère et culotte bleue. A gauche, un autre cheval de même robe et également monté, vu par la croupe. Pochade peu avancée. — Vente van Cuyck, février 1 866, 1 ,530 francs.
H., 29. — L., 35 cent.
28. Cheval gris au râtelier. Il est vu de profil, tourné à droite et attaché par deux longes. — A M. Hauguet.
H., 25. - L., 33 cent.
29. Cheval gris blanc. Il est vu de profil, la tête tournée à gauche. Il est peint trèsvigoureusement, en pleine lumière, et se détache sur un fond de mur brun noir qu’on distingue bien dans la partie gauche de la toile, mais qui, sur la droite, disparaît dans l’obscurité. — Acheté 600 francs par M. Reiset, et vendu le même prix au musée de Rouen.
H., 59. — L., 12 cent.
30. Tête de cheval blanc. Cetle peinture a été faite par Géricault avant son voyage d’Italie.
Le châssis porte en effet un numéro à l’encre. Géricault, avant son départ, avait catalogué et marqué toutes ses études, qu’il laissait entre les mains de son père. La plupart des peintures de cette époque qui n’ont pas été rentoilées portent des marques semblables. — A M. Jullienne de Turmenine.
H., 55. — L., 40 cent.
31. Cheval bai brun avec les pieds blancs, debout dans une écurie. Il est tourné à gauche ; la tête et les pieds sont très-achevés, le corps est moins avancé. A gauche, on voit la croupe d’un cheval blanc. Cette peinture a été donnée par Géricault à M. Léon Cogniet.
H., 37. — L., 45 cent.
32. Cheval brun a l’écurie. Il est de profil, la tête tournée à gauche. Au fond, on voit un râtelier.
Cette petite étude a appartenu à M. Revil, puis à M. d’Houdetot. — A M. Dutuit, à Rouen.
H., 25, — L.., 34 cent.
33. Cheval a l’écurie. Il est bai brun, vu de profil et tourné à droite. Il est attaché à sa mangeoire par une longe. Jolie étude, d’une exécution fine et souple. — A M. Étienne Arago.
H., 23. — L., 32 cent.
34. Cheval a l’écurie. Avec la croupe d’un second cheval. Peinture très-fine et harmonieuse. — A M. Marquiset.
35. Deux chevaux a l’écurie. — Vente Ary Scheffer, mars 18.59 (n" 23 du catalogue, 500 francs).
H., 29. — L., 20 cent.
Étude de chevaux. —Vente Ary Scheffer (n” 26 du catalogue, 390 francs).
IL, 30. — L., 20 cent.
DK L’ŒIJVRK DK C.ÉIUCAULT.
( 181 '2 il 1810. J
37. Officier de chasseurs a cheval (guides) de la garde impériale, chargeant. Le cavalier, le sabre à la main, se retourne sur son clieval gris pommelé, vu de trois quarts par la croupe, qui va à droite et se cabre. A gauche sont d’autres cavaliers, et tout au premier plan un canon renversé. Dans le fond à droite, un combat; des chasseurs chargeant; une pièce d’artillerie allelée. — Musée du Louvre (n" 243 du catalogue). — Ce tableau a été lithographié par Adam dans le tome I de la Galerie du Palais-Royal.
Ce bel ouvrage, peint en trois semaines ou un mois dans une arrière-boutique du boulevard Montmartre, là où se trouve maintenant le passage .louffroy, fut exposé au Salon de 1812, sous le titre de Portrait équestre, et valut une médaille d’or à son auteur. Il représente M. Dieudonné, lieutenant aux guides. Géricault avait fait une vingtaine d’esquisses pour ce tableau qui différaient beaucoup entre elles. La plupart, les premières surtout, étaient, dit-on, d’une grande faiblesse. Le Chasseur, exposé une seconde fois au Salon de 1814, en même temps que le Cuirassier, fut acheté comme ce dernier tableau par le duc d’Orléans. En 1 848, ces deux ouvrages avaient été prêtés par Louis-Philippe à la Société des artistes pour son exposition du bazar Bonne-Nouvelle. Ils échappèrent ainsi à la destruction qui n’épargna qu’un petit nombre des tableaux de la galerie du Palais-Royal. A la vente de Louis-Philippe (avril 1851), ils furent achetés l’un et l’autre par l’administration du Musée pour la somme de 23,400 francs.
H., 2 m. 02. — L., 1 m. 9i cent.
38. Esquisse de l’Officier de chasseurs a cheval, chargeant. Cette superbe esquisse présente quelques variantes notables. Le cheval va à gauche tandis que dans le tableau il va à droite, et le cavalier se retourne beaucoup moins complètement que dans l’ouvrage terminé. A gauche, au-dessous du train de devant du cheval, on voit une pièce de canon renversée. — .\ ,31. Mis de la Salle. — Lithographié par Eug. F.e Roux.
H., .51. — L., 38 cent.
39. Esquisse de l’Officier de chasseurs a cheval, chargeant. Ébauche largement exécutée, moins avancée que la magnifique esquisse de M. de la Salle, qui lui est sans doute postérieure. Comme dans cette dernière, le cheval va à gauche. La composition est d’ailleurs presque identique. La tête du cheval est très-belle. — .\ M. de Varennes.
H., .51 I /2. — I,., 10 cent.
40. Esquisse de l’Officier de chasseurs a cheval, chargeant. Ébauche peu avancée, et très-probablement l’un des premiers projets de Géricault pour le tableau du Louvre. Le haut de la composition seul est peint, le bas, notamment les jambes du cheval, est tracé au pinceau. Le cavalier a le même mouvement que dans le tableau, mais il porte un drapeau sur lequel il se détache. Cette peinture est exécutée sur le revers d’une copie de la Descente de croix de .louvenet. — A M. Feuillet de Conches.
H., 50. — I,., 12 cent.
41. Esquisse de l’Officier de chasseurs a cheval, chargeant. Elle est presque' identique au tableau du Louvre. On voit h gauche un drapeau d’infanterie. — k ■M. llauguel.
IL, 3i. — L., il cent.
CATALOGUE
4*2. Esquissk i)k l’Officier de chasseurs a cheval, chargeant. Pelite esquisse très-vivement et très-librement exécutée. Le cheval marche à gauche. C’est peutêtre celle qui a appartenu à IM. Villot. — A M. Gigoux.
H., IG. — L., 12 cent.
43. Esquisse de l’Officier de chasseurs a cheval, chargeant. — Vente X, hôtel Drouot, -11 février 1867. (Mal à propos nommé Hussard chargeant dans le catalogue.)
44. Tète de M. Dieudonné, lieutenant des guides, peinte d’après nature pour le tableau du Louvre. — A M. Tripier.
H., 46. — L., 38 cent.
4.'i. Cheval blanc couvert d’une peau de tigre, dressé sur ses jambes de derrière. Cette belle ébauche, qui a malheureusement beaucoup souffert, est peinte avec une grande énergie. C’est une étude pour le Chasseur à cheval. — Achetée par M. Cogniet à la vente de Géricault.
H., 4.7 1/2. — L., 35 cent.
46. Le train d’artillerie ou le Passage du ravin. Une pièce de canon attelée de quatre chevaux descend au galop le talus de droite d’un ravin qui coupe la toile en obliquant de gauche à droite. Deux des chevaux ont déjà passé le fond du ravin et gravissent le talus de gauche. Sur le premier plan, l’officier, coiffé du colback, le sabre recourbé à la main, enlève d’un geste puissant chevaux et cavaliers. On sent que l’obstacle est vaincu, que la pièce passera et parviendra, en faisant un détour, à aller se mettre en ligne auprès d’autres canons qu’on aperçoit dans le fond et dont on distingue les lueurs. A l’origine, il y avait deux petites parties de la toile qui n’étaient pas couvertes. La figure de l’un des cavaliers du train tournée vers l’officier était moitié blanche, moitié rouge. Une main imprudente n’a pas craint de boucher ces trous. On assure aussi que le ciel sombre a été point ou repeint par Adam. Le terrain, inégal, est d’un vert triste. Géricault a fait cette magnifique ébauche en revenant d’assister à des manœuvres d’artillerie à Vincennes. Elle a appartenu à MM. Alfred de Dreux, Étienne Arago, Isabey, comte d’Espagnac. C’est M. Jules Leccsne, au château de Houlgate, près Lisieux, qui la possède aujourd’hui. Il en existe une belle copie par M. de Lansac, que M. Coweley vient de vendre au Musée du Havre, dont il est conservateur.
F.es dimensions que je donne ne sont qu’approximatives.
H., 1 m. — L., 1 m. 60 cent.
47. Les Poitrails. Études de chevaux vus de face. Sept chevaux de différentes robes. Ce tableau a été exécuté à Versailles en 1813. — Vente Seymour, 14 fév. 1860, 4,000 fr., à M. Couteaux, à Bruxelles. — Appartient aujourd’hui à M. van Praet, de la même ville.
H., 39. — L., 94 cent.
48. Les Croupes. Études de chevaux vus de croupe. Vingt-cinq chevaux de différentes robes. Tableau peint à Versailles en 1813, comme le précédent. — Vente Seymour, 10,500 fr., à M. Couteaux. — Vente Couteaux, mars 1865, 9,900 fr., à M. Hagemans.
H., 33. — L., 91 cent.
49. Cuirassier blessé quittant le feu. Il est à pied, se dirige à gauclie et tourne la tôte à droite en levant les yeux vers le ciel. Il descend péniblement un terrain en pente, tenant d’une main son sabre et de l’autre conduisant son cheval bai brun par la bride. Dans le fond à gauche on aperçoit, à travers la fumée, un combat qui se livre sur un pont.
On assure que cet admirable ouvrage fut exécuté en une quinzaine de jours. 11 fut exposé en 1814 et acheté par le duc d’Orléans, avec le Chasseur, comme il a été dit plus haut, et vendu avec lui à l’administration des Beaux-Arts. — Vente Louis- Philippe.— Musée du Louvre (n° 244 du catalogue). — Lithographié par Volmar dans le tome 1 de la Galerie du Palais-Royal.
H., 2 m. 92. — L., 2 m. 27 cent.
oO. Esquisse du Cuirassier blessé quittant le feu. Cette belle et intéressante esquisse, peinte très-rapidement et très-largement, a gardé toute sa fraîcheur. Elle est presque identique au tableau du Musée du Louvre. Cependant la tôte du cavalier est plus de profil. — Vente de Géricault. — A M. .lames-Nathaniel de Rothschild.
H., 54. — L., 44 cent.
51 . Carabinier a mi-corps. Il est en buste et vu de profil ; la tôte est découverte et tournée à gauche. Il est revôtu de la cuirasse en cuivre jaune sur l'uniforme blanc, et pose la main droite sur sa hanche. — Vente Stevens, 1851, 1,300 francs. — Musée du Louvre (n® 245 du catalogue).
H., 1 m. 1. — L., 82 cent.
52. Exercice a feu dans la plaine de Grenelle. J’ignore ce qu’est devenu ce tableau, exposé en 1814 sous le n» 434 du catalogue.
53. Trompette de chasseurs a cheval de la garde impériale. Le cheval gris de fer pommelé est vu de profil et marche à gauche. Les jambes sont coupées par le cadre : celles de derrière au-dessous des jarrets; celles de devant : la gauche au genou, la droite plus près du corps. Le cavalier, sa trompette au dos, se retourne à demi vers le spectateur, de sorte que la tôte, éclairée par la gauche, se présente de face. Fond obscur avec des teintes fauves qui rappellent le ciel du Chasseur à cheval. — A M. Binant.
H., 70. — L.,57 1/2 cent.
54. Cuirassier vu de dos. Le cheval bai brun est arrêté; il est vu de trois quarts par la croupe et tourné à droite; le cavalier, le sabre à la main, lève le bras. — Vente Delacroix (n® 223 du catalogue, 2,300 fr.). — A M, Haro.
H., 45. — L., 36 cent.
55. Lancier rouge de la garde impériale, debout près de son cheval. Vente Delacroix (n® 222 du catalogue, 3,210 francs). J’ignore ce qu’est devenu ce tableau.
H., 45. — L., 38 cent.
56. Charge de cuirassiers. Ce tableau, dont j’ai perdu toute trace, a appartenu à M. Richard Wallace. C’est celui qui a été lithographié par Volmar.