II., 38. — L., 46 cent
DK L’OEUVUE DE GÉRICAULT.
135. CiiARUKTTi!: DE CH AniiONNiERS. Attelée (le cinq chevaux : quatre blancs et un bai, elle descend do gauche à droite sur une route en pente. Le charretier retient les chevaux du timon; un homme coiffé d'un grand chapeau est assis en avant de la voiture sur les sacs de charbon. Le ciel est sombre et orageux. Dans le fond, à gauche, on aperçoit de l’eau et des voiles.
Ce tableau très-achevé, très-vigoureux, aurait été fait, dit-on, pendant le séjour de Géricault en Angleterre. C’est une répétition en peinture d’une de ses meilleures lithographies (n“ 37 du catalogue des lithographies). On me le donne comme trèsbeau et authentique. Je ne l’ai pas vu. — A M. Jacobson, à La Haye, qui l’a acheté pour le prix de 1,600 florins (3,400 francs environ) à un marchand belge nommé Godechallis.
H., 39. — L., 04 cent.
136. Le maréchal ferrant. Cheval de charrette harnaché attaché à la porte d’un maréchal et tourné à gauche. 11 est brun avec les pieds blancs. Un apprenti, assis sur le bord de la devanture basse de la boutique , lève sa jambe gauche de devant, et se retourne pour parler au maréchal. Les deux figures et la tête du cheval se détachent en noir sur la lueur rouge de la forge. Ce tableau, très-achevé et d’une belle qualité, est signé à gauche « Géricault. » La composition a du rapport avec celle de la lithographie «le Maréchal français.» (N® 72 du catalogue des lithographies.) — A RL Schickler.
H., 48 1/2. — L., 58 cent.
137. Deux chevaux de poste. Ils sont devant l’écurie, tournés à gauche, et paraissent épuisés de fatigue. L’un est bai brun, l’autre blanc. A gauche, un valet d’écurie et un postillon; ce dernier tient de la main droite une gerbe de paille et de la gauche un seau appuyé sur son genou, dans lequel boit le cheval blanc. Ouvrage d’une exécution très-nourrie et d’une couleur puissante. C’est celui qui a été lithographié par Volmar dans la suite des grandes lithographies françaises. (N” 77 du catalogue des lithographies.; — A RI. Hauguet.
H., 37. — L., 43 cent.
138. Jeune garçon donnant a m.vnger a un cheval dans une musette. Le garçon est coiffé d’une calotte rouge. Le cheval, brun, est tourné à gauche. On vient de le dételer et on voit derrière lui la partie antérieure d’une charrette à deux roues avec les brancards levés. Ciel très-obscur. La composition a beaucoup de rapport avec celle de la lithographie du même nom. (N‘’78du catalogue des lithographies.) — A RI. Schickler.
H., 44 1/2. — L., 33 cent.
139. L’écurie. Trois chevaux vus par la croupe, dans une écurie. Le premier en commençant par la gauche est blanc et harnaché; le second, bai brun avec une selle; le troisième, alezan. Un palefrenier harnache le cheval du milieu. A gauche sont suspendus à un pilier une selle et une veste de postillon. Exécution vive,
peinture très-lumineuse. — A RI. Schickler.
H., 43. — L., 52 cent.
140. Cheval bai brun sortant d’une écurie. Il est sans harnais et s’avance vers la gauche, conduit par un jeune homme en blouse qui de la main gauche le tient par le licou. Sur le seuil de l’écurie, à droite, on voit un second cheval alezan clair à
CATALOGUE
côté duquel marche un homme plus âgé que le conducteur du premier. Le groupe principal se détache sur un mur que surmonte un fond de ciel sombre.
Ce tableau, acquis par la Société des Amis des arts en 1 824, appartient à M""' Saint-Elme Petit, à Paris.
H., 37. — L., 43 cent.
141. Scène de la guerre de l’indépendance grecque? Cinq personnages, qui paraissent être des Grecs, sont groupés dans une salle voûtée. Au premier plan, couchée en travers du tableau, une femme morte à demi enveloppée dans une draperie blanche; près d’elle un personnage coiffé d’une calotte rouge, couvert d’un grand manteau d’un vert rompu de rouge ; derrière la femme, une autre figure couchée et vue de dos, le torse et les jambes nus avec un vêtement rouge; à droite, un homme âgé, assis, la tête appuyée sur sa main; un autre personnage drapé de vert, étendu de son long, lève les mains jointes vers le ciel. Dans le fond une cinquième figure assise, vêtue de bleu, tient sa tête dans ses deux mains. Deux lances sont appuyées contre le mur à droite, derrière le vieillard. Au fond, à gauche, une porte ouverte.
Quelques parties de cette ébauche sont très-peu avancées; on voit partout le trait à la plume qui cerne les contours; sur quelques points la toile n’est que frottée, sur d’autres elle n’est pas même couverte. — A M. Leconte.
H., 30. — L., 44 cent.
142. Trois Grecs en costume national moderne. Ils sont debout dans la campagne, vêtus de la veste bleue, du large pantalon et avec de grands manteaux gris. En arrière, une colline qui descend à gauche. — A M. Schickler.
143. Jeune Grec en costume moderne. Enveloppé dans un manteau blanchâtre, il est assis à terre au sommet d’un rocher qui domine la mer. La tête appuyée sur sa main, il semble plongé dans de tristes méditations. Il est tourné à gauche et vu en grande partie de dos. — Cette peinture, de la plus belle qualité, a été donnée par M. Olivier Bro à M. Férus, et par celui-ci à M"'*' veuve Rostan.
H., 35. — L., 45 cent.
144. Buste d’un Oriental. Il est coilfé d’un turban. Peinture forte et dure, plus grande que nature. — AM. Gigoux.
H., 00. — L., 48 cent.
145. Le four a plâtre. Au premier plan, à gauche, une charrette dételée et trois chevaux qui mangent dans leur musette. Plus loin, à droite, le four à plâtre. On voit près de la porte ouverte l’avant-train d’une charrette que l’on charge de sacs dans l’intérieur du bâtiment. Les deux chevaux de l’attelage sont auprès de la charrette et mangent l’avoine. Le ciel, sur lequel le tableau se détache en clair, est trèsobscur. Signé à gauche « Géricault. » Cet ouvrage fut acheté à Géricault luimême, par Constantin, marchand de tableaux, rue Saint-Lazare, puis il passa à MM. Jamar, de Ferol et Mosselman. — A la vente de ce dernier, il fut acquis pour le Louvre, pour le prix de 1,350 francs (n“ 246 du catalogue).
H., 50. — L., 60 cent.
Cinq études d’aliénés. Elles font partie de dix peintures que Géricault fit de 1821 à 1824, après son retour d’Angleterre, pour son ami le docteur Georget,
médecin en chef de la Salpétrière. Le docteur Georget mourut très-peu de temps après Géricault. A sa vente, cinq de ces études furent achetées par le docteur Maréchal, qui les emporta en Bretagne où elles sont sans doute encore; les cinq autres que nous décrivons devinrent la propriété du docteur Lachèze. Ce sont des
• portraits en buste — trois liommes et deux femmes — reproduisant différents types d’aliénés.
146. a). Monomanie du commandement militaire. Homme coiffé d’un bonnet de police, avec une médaille de commissionnaire pendue sur la poitrine portant le n” 121. Il est en manches de chemise, avec une draperie grise sur l’épaule. Traits réguliers, expression d’énergie.
H., 80. — L , G.t cent.
147. b). Monomanie du vol des enfants. Homme avec un vêtement gris; sur la tête une sorte de toque de même couleur; le front arrondi ; l’œil doux et caressant.
H., 65. — L., 54 cent.
148. c). Monomanie du vol. Homme vêtu d’un habit vert; tête intelligente avec une expression d’audace et de perversité.
H., 60. — L., 50 cent.
149. d). Monomanie du jeu. Vieille femme à l’air absorbé et stupide. Elle est coiffée d’un mouchoir blanc et tient une béquille.
H., 77. — L., 64 cent.
150. e). Monomanie de l'envie. On nommait cette femme la Hyène. Elle est coiffée d’un bonnet dont le fond est de couleur avec de grandes barbes blanches. Visage convulsif, affreux ; yeux injectés.
H., 72. — L., 58 cent.