‹ Germanicus: tragédie en cinq actes et en versChapitre 51 sur 62 · ACTE IV, SCÈNE ,V · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE ,V

lorsqu'il m'âppeUe à lui y cruel en caressant, Plancine ^ ce héros me frappe eti m^embrassant.

PLANCINE*

Mieux que vous il s^t feindre^

Ahî puisquHl se déguise, Puisqu'il use de feinte, employons la franchise. Il croulera bientôt^ à mes pieds abattu.

Ce colosse imposant d'une fausse vertu.

Dans cette même fête , où le perfide pense Par un nouveau parjure endormir ma prudence , Je cours le démasquer, cette lettre à la main j Je cours le dénoncer à quiconque est Romain.

L'univer^^ çonnaif^a^ Fobjet de son estime.

Votre indignation n'est que trop légitime j Ne consultons ici que l'excès du danger j Vous ne pouvez assez ni trop tôt vou^ venger; Mais, loin qu'à son courroux votre cœur s'abandonne^ Profitez des leçons qu'un ennemi vous donne.

^ISOK.

Ah ! je vais des soldats réveiller le coun^oux.

Arrêtez. Ne cherchez votre force qu*en vous.

Oui seigneur, en noujsseulsmettons notre espérance.

rïsoN.

Et puis-je même avoir en moi quelqu'assurance ? N'ai-je pas vu tantôt, au moment de frapper , Le poignard infidèle à ma main échapper ? ,

JPXANCIN£.

Pison , ne pouyons-nous obtenir par la ruse

^6 GERMAinCUS.

Un succès que Tàudace aujourd'hui nous teCuse ? Le plus déterûiitié souvent frappe au hasard. Une coupe est plus sûre après tout qu'un poignarda Un banquet solennel en ce moment s'apprête.

PISON

Eh bien!

PLANCÏNE*

Dans ce banquet y au milieu de la lète p Au milieu dé l'ivresse ^ il faut que de Pison Germanicus i^çôivé aujourd'hui le poisoii. /

Deifioi!

* Vôûs pt^feïïet àinû Votre ruiiiic.:

itiSOK.

Demoil

VLAiktiTià. . • " ■ De tolls.

ifîBOlK.

''Dôttim!' -

Vous hésitez !

vtsoTfr.

A là iaWe dû prince , entouré dô témoins !

PLAKCINE.

S^ils étaient pluàuotnhnîut^ je craindrais encor moins/

La publique àHé^téôsre étëiht la malveillance. .

La publique allé^rés^e didort la surveilknce^

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