ACTE IV, SCÈNE ,V
lorsqu'il m'âppeUe à lui y cruel en caressant, Plancine ^ ce héros me frappe eti m^embrassant.
PLANCINE*
Mieux que vous il s^t feindre^
Ahî puisquHl se déguise, Puisqu'il use de feinte, employons la franchise. Il croulera bientôt^ à mes pieds abattu.
Ce colosse imposant d'une fausse vertu.
Dans cette même fête , où le perfide pense Par un nouveau parjure endormir ma prudence , Je cours le démasquer, cette lettre à la main j Je cours le dénoncer à quiconque est Romain.
L'univer^^ çonnaif^a^ Fobjet de son estime.
Votre indignation n'est que trop légitime j Ne consultons ici que l'excès du danger j Vous ne pouvez assez ni trop tôt vou^ venger; Mais, loin qu'à son courroux votre cœur s'abandonne^ Profitez des leçons qu'un ennemi vous donne.
^ISOK.
Ah ! je vais des soldats réveiller le coun^oux.
Arrêtez. Ne cherchez votre force qu*en vous.
Oui seigneur, en noujsseulsmettons notre espérance.
rïsoN.
Et puis-je même avoir en moi quelqu'assurance ? N'ai-je pas vu tantôt, au moment de frapper , Le poignard infidèle à ma main échapper ? ,
JPXANCIN£.
Pison , ne pouyons-nous obtenir par la ruse
^6 GERMAinCUS.
Un succès que Tàudace aujourd'hui nous teCuse ? Le plus déterûiitié souvent frappe au hasard. Une coupe est plus sûre après tout qu'un poignarda Un banquet solennel en ce moment s'apprête.
PISON
Eh bien!
PLANCÏNE*
Dans ce banquet y au milieu de la lète p Au milieu dé l'ivresse ^ il faut que de Pison Germanicus i^çôivé aujourd'hui le poisoii. /
Deifioi!
* Vôûs pt^feïïet àinû Votre ruiiiic.:
itiSOK.
Demoil
VLAiktiTià. . • " ■ De tolls.
ifîBOlK.
''Dôttim!' -
Vous hésitez !
vtsoTfr.
A là iaWe dû prince , entouré dô témoins !
PLAKCINE.
S^ils étaient pluàuotnhnîut^ je craindrais encor moins/
La publique àHé^téôsre étëiht la malveillance. .
La publique allé^rés^e didort la surveilknce^
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