DOSAGE DE LA CHOLESTERINE DANS LE SERUM ET DANS LES TISSUS
a) Procédé pondéral.
Je commence par ce procédé bien que ce soit le moins employé. Plus difficile que le procédé colorimétrique, il demande beaucoup plus de temps. Par contre, cette méthode est beaucoup plus précise et peut servir pour doser à la fois la cholestérine du sérum et la cholestérine des tissus.
La technique que je vais exposée est entièrement définie par GRIGAUT.
Dans un ballon de 250 centimètres cubes, on place 20 centimètres cubes de sérum sanguin, 20 emc. de lessive de soude à 36° Baumé (100 gr. de soude par litre) ; on porte le tout à l’autoclave pendant une heure.
Dans le cas des tissus, on mélange 5 à 10 grammes de tissus frais avec 40 cmc. de lessive de soude diluée au 1/2 de manière à reproduire les conditions précédentes.
Le liquide sortant du bain marie est introduit dans une ampoule à décantation et agité lorsqu'il est encore chaud (40-45°) avec 60 centimètres cubes d’éther; dix
JAPOG RE
secondes suffisent. Lorsque les liquides se sont séparés, on soutire entièrement la couche aqueuse inférieure dans le ballon de 250 centimètres cubes et, après l’avoir ramené à la température de 40-45° on procède à une seconde extraction de la même manière que précédemment.
Les liqueurs éthérées, évaporées dans une capsule en porcelaine laissent un résidu formé par la totalité de la cholestérine à laquelle se mêlent quelques impuretés. Afin de les éloigner, le résidu est dissous dans 50 centimètres cubes d’alcool à 95°, additionnés de 1 centimètre cube de soude alcoolique à 1 pour 100. On évapore le mélange au bain-marie, on porte à l’étuve à 100° pendant une demi-heure, puis on épuise le résidu à l’éther de pétrole que l'on verse dans la capsule encore chaude.
Par le repos, la masse des impuretés se dépose, laissant une liqueur étherée limpide que l’on filtre sur amiante. On lave soigneusement la capsule et l’entonnoir à l’éther de pétrole et on abandonne les solutions éthérées réunies, à l’évaporation spontanée dans un petit cristallisoir taré. La cholestérine se sépare à l’état de pureté sous formes de longues aiguilles blanches et soyeuses.
Il reste à procéder à la pesée, après dessication du produit à l’étuve à 100° jusqu’à poids constant.
La pureté du résidu final est contrôlée par le fait qu’il présente les constantes physiques de la cholestérine à savoir :
Point de fusion : 145-148°.
[a]» = — 36°61 en solution chloroformique.