A) NOTIONS GENERALES SUR LA CHOLESTERINE
Découverte en 1775, c’est seulement en 1815 que CHEVREUL la trouva dans les différents tissus, foie, méconium et même dans le cristallin. Elle constitue le groupe des lipoïdes, substances analogues aux graisses, solubles comme elles dans l’éther, le chloroforme se dédoublant sous l’influence de la soude et de la potasse pour donner des savons.
En 1911, le professeur CHAUFFARD rédigea un mémoire sur « Les dépôts locaux de cholestérine et leurs rapports avec la cholestérinémie ». De cette époque date l’intérêt croissant au point de vue pathogénique de l'étude de la cholestérinémie. Déjà se fait sentir la nécessité de l’étude de la cholestérine pour élucider la signification de beaucoup de réactions humorales. On cherche à prouver les rôles antitoxique, antihémolytique.
La cholestérine existant d’une façon presque constante dans les humeurs et les tissus de l’organisme
LÉRNS Apres
sain, fut décelée dans les organes de l’homme à des taux variables suivant certaines modifications pathologiques. Il fallait rétablir le taux moyen pour revenir à l’équilibre humoral, quand elle se trouvait en excès ou en défaut. Puisque son action fut constatée dans la défense de l’organisme contre l'infection et l’intoxication et in vitro dans les phénomènes d’hémolyse, on pouvait donc se demander si elle ne participait pas comme le chlorure de sodium, l’urée, les protéides et les lipoïdes dont elle fait partie, aux modifications humorales encore trop mal connues permettant d’augurer du pronostic et d'orienter le traitement.
La cholestérine est un alcool non saturé, de formule C7 H# OH qui accompagne généralement la lécithine et que l’on prit tout d’abord pour un produit de désintégration de la substance nerveuse (FLINT).
La cholestérine est insoluble dans l’eau, les acides étendus, les alcalis. On peut la dissoudre dans un alcool fort bouillant, par évaporation de cette solution, on l’obtient en larges et minces tablettes rhombiques.
On peut la dissoudre dans le chloroforme et l’évaporation de celui-ci la donne sous forme de longues aiguilles à
Au microscope, les cristaux de cholestérine sont en marche d'escalier. On connaît les affinités électives de ses cristaux pour certains colorants, le soudan III par ex qui les colore en jaune orangé et l’acide osmique qui les colore en gris tirant au noir par le pas-
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sage secondaire dans l'alcool à 70°. (CHAUFFARD), Pathogénie des rétinites albuminuriques (Semaine médicale, 24 août).
C’est seulement en 1913, date de la thèse de Gri- GAUT, que son procédé de dosage colorimétrique facile pût être utilisé en clinique : cet auteur estimant la cholestérinémie normale comprise entre 1 gr. 50 et 1 gr. 80 par litre de sang.