‹ Gianmaria Ortés: Économiste Vénitien 1713-1790Chapitre 123 sur 155 · Problème : Les Fidéicommis et la pauvreté volontaire · texte numérisé non relu

Problème : Les Fidéicommis et la pauvreté volontaire

Dans les premiers temps du christianisme, remarque Ortes, les dons librement apportés à l'Église suffisaient à l'entretien de ses ministres, de ses temples, de ses pauvres. Mais, par la suite, la piété diminuant en même temps que les charges civiles augmentaient, les disponibilités dont l'Église dut se contenter furent réduites à un tel point qu'il lui fallut songer à s'assurer certains biens : les ‘idéicommis, qui suppléèrent aux ressources jadis bénévolement fournies #. Voilà donc, par la force des choses, semble-t-il, l'Église à la tête d’un patrimoine.

Mais comment concilier cette possession avec la théorie

évangélique de la pauvreté que les adversaires de cette politique invoquaient 4? À priori, la difficulté paraît grande, mais .ce serait mal connaître les ressources de la Casuistique et l'ingéniosité de Ortes que de croire impossible une explication

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