AURORE, DON VINCENT, QUINOLA
DON VINCENT, entre, soutenu par Quiuota et s’appuyant sur une canne.
Plus doucement donc!... Ce drôle-là ne veut pas se mettre dans ]$t tête que je suis malade!
QUINOLA
Allez toujours... •'
DON VINCENT
Comment ! que j’aille toujours 1
QUINOLA
Voulez-vous un fauteuil?
DON VINCENT
Tu'crois peut-être que je vais rester debout!
QUINOLA
C’est comme il vous plaira.
DON VINCENT
Ce n’est pas comme il me plaira, c'est comme un bon domestique doit soigner son maître.
QUINOLA
Je ne suis peut-être pas un bon domestique !
Vous verrez qu’il me -répondra pendant une heure plutôt que de me donner un fauteuil!
"QUINOLA
Puisque je vous l’offre.
DON VINCENT
Eh bien ! donne-le-moi.
QUINOLA, avançant un fauteuil.
' Le voilà, mon Dieu! 11 ne faut pas tant crier.
DON VINCENT
Et s’il me plaît de crier, à moi?
QUINOLA
C’est comme vous voudrez.
DON VINCENT
Voyez s’il se taira!
QUINOLA
Vous ne m’avez pas dit de me taire.
DON VINCENT
Eh bien , je te le dis.
QUINOLA
C’est différent.
Te tairas-tu ?
QUINOLA
Oui, je me tairai.
DON VINCENT
Alors, tais-toi.
QUINOLA
Je me tais.
DON VINCENT
C’est heureux !... (il donne sa canne I Quinola et s’assied.) Mon neveu n’est pas encore venu? (Quinola ne répond pas.) Je té demande si mon neveu est venu? (Même silence de Quinola.) Es-tu sourd?*
• » QUINOLA
Ah! ma foi! cherchez qui vous comprenne! Vous me dites de me taire, et vous voulez que je parle.