‹ GilBlas operacomique en cinq actesChapitre 11 sur 92 · AURORE, DON VINCENT, QUINOLA · texte numérisé non relu

AURORE, DON VINCENT, QUINOLA

DON VINCENT, entre, soutenu par Quiuota et s’appuyant sur une canne.

Plus doucement donc!... Ce drôle-là ne veut pas se mettre dans ]$t tête que je suis malade!

QUINOLA

Allez toujours... •'

DON VINCENT

Comment ! que j’aille toujours 1

QUINOLA

Voulez-vous un fauteuil?

DON VINCENT

Tu'crois peut-être que je vais rester debout!

QUINOLA

C’est comme il vous plaira.

DON VINCENT

Ce n’est pas comme il me plaira, c'est comme un bon domestique doit soigner son maître.

QUINOLA

Je ne suis peut-être pas un bon domestique !

Vous verrez qu’il me -répondra pendant une heure plutôt que de me donner un fauteuil!

"QUINOLA

Puisque je vous l’offre.

DON VINCENT

Eh bien ! donne-le-moi.

QUINOLA, avançant un fauteuil.

' Le voilà, mon Dieu! 11 ne faut pas tant crier.

DON VINCENT

Et s’il me plaît de crier, à moi?

QUINOLA

C’est comme vous voudrez.

DON VINCENT

Voyez s’il se taira!

QUINOLA

Vous ne m’avez pas dit de me taire.

DON VINCENT

Eh bien , je te le dis.

QUINOLA

C’est différent.

Te tairas-tu ?

QUINOLA

Oui, je me tairai.

DON VINCENT

Alors, tais-toi.

QUINOLA

Je me tais.

DON VINCENT

C’est heureux !... (il donne sa canne I Quinola et s’assied.) Mon neveu n’est pas encore venu? (Quinola ne répond pas.) Je té demande si mon neveu est venu? (Même silence de Quinola.) Es-tu sourd?*

• » QUINOLA

Ah! ma foi! cherchez qui vous comprenne! Vous me dites de me taire, et vous voulez que je parle.

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