ACTE II
DON VINCENT
Les plus fumeux docteurs de Madrid se sont accordés à le reconnaître.
CLÉOPHAS
Hélas! oui...
' • DON VINCENT
Je n’ai fait qu’aller de mal en pis du jour où j’ai suivi leurs ordonnances.
CLÉOPHAS
En effet.
DON VINCENT
Et voilà ta cousine qui me déclare tout net que je ne suis pas malade !
CLÉOPHAS
Il faut croire que Mademoiselle en sait plus que ces messieurs-là...
AURORE
Peut-être !
CLÉOPHAS
Je souhaite de tout mon cœur que le docteur Sangrado soit de votre avis, ma cousine ; car j’ai pris sur moi de l’appeler auprès de mon oucle, sur lp bruit de sa réputation, et il doit se rendre ici dans un instant.
AURORE
Je vois que la maladie de notre oncle vous est chère, mon cousin, et je ne doute pas qu’elle ne prospère entre les mains du docteur Sangrado... Comme je ne me sens pas de force à défendre mon opinion contre vos arguments, je vous quitte la place, profondément touchée de votre tendresse et de votre désintéressement. (Elle sort.)