‹ GilBlas operacomique en cinq actesChapitre 36 sur 92 · SCÈNE XV · texte numérisé non relu

SCÈNE XV

Les mêmes, DON CLÉOPHAS.

CLÉOPHAS, qui s’est arrête stupéfait sur le seuil pendant l’ensemble precedent.

Eh quoi: mon oncle, est-ce croyable?

Oui, mon neveu, mou cher neveu !

Tu ine vois guéri, grâce à Dieu !

SANGRADO

Grâce à l’eau chaude.

CLÉOPHAS, furieux, * part.

Grâce au diable !

DON VINCENT, à Quinola. \ ,

Allons , drôle ! mon manteau !

Mon épée et mon chapeau !.

SANGRADO

L’eau chaude lui monte au cerveau !

DON VINCENT, à Aurore.

Çà! qu’on me caresse!

Selon ma promesse,

Je donne à ma nièce L’époux de son choix.

AURORE, à demi-voix à Gil-Blas, pendant que les deux valets complètent la toilette de don Yincent.

Cet époux que j’aime Saura par moi-mème , Ce que je vous dois.

Hein? Quoi? Que dit-elle?

AURORE

Cet époux s’appelle...

O Dieu! je chancelle!

• aurore.

Diego.

Palatra !

DON VINCENT, redescendant la icène en dansant.

Ta la ralla!

Ta la ralla !

, . GIL-BLAS, * par».

Et je l’ai guéri pour cela!

(Arec fureur en imitant don Vincent.)

Ta la ralla!

Ta la ralla!

CLÉOPHAS, à part.

Les drôles me patront cela!

(Faisant le geste de bétonner.)

Ta la ralla^

SANGRADO, triomphant.

Ou me doit ce mirade-làl Ta la ralla!

aurore, i part.

Diego ce soir m’épousera.

Ta la ralla!

DON \ INCENT, dansant et chantant tout ensemble.

Ta la ralla ! ta la ralla!

QUINOLA, regardant son maître en riant.

Il a trop bu de malaga !

Ta la ralla!

fDon Vincent prend le bras d’Aurore et sort suivi de Quinota.)

Page 1