‹ GilBlas operacomique en cinq actesChapitre 41 sur 92 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

GIL-BLAS, dans la rue, pui* LAURE.

Sous ta croisée,

L'âme embrasée D’un fol amour.

Cruelle infante,

Je me lamente La nuit, le jour.

St! st!

(Grattant sa guitare avec impatience.)

Pourquoi tarder encore De répondre à mes vœux ?

Tu m'aimes, je t'adore.

Hâtons-nous d’être heureux !

(Laure entre et va à la fenêtre, dont elle écarte les rideaux.)

C’est lui ! je crois le reconnaître :

C’est ce jeune seigneur qui vient depuis deux jours Soupirer sous notre fenêtre.

Conduit par le dieu des amours.

A sa voix tendre . Il faut se rendre.

Ma maîtresse s’habille et ne peut nous surprendre. GIL-BLAS, dans la rue.

Le temps s’envole Et nous console De vos refus;

L'amant qu’on chasse Quitte la place.

Et ne vient plus.

St! st!

Page 1