SCÈNE IX
LÉONARDE, puis LAURE et MELCHIOR.
(Léonarde s'avance avec précaution, un flambeau à la main. Le théâtre s’éclaire. )
LÉONARDE
Je n’entends plus rien. — Les malheureux se seraient-ils égorgés! (Regardant autour d'elle.) Personne !
LAURE, entr'ouvrant doucement la porte par où elle est sortie.
Eli bien ?
, LEONARDE.
Eh bien, je ne sais pas ce qu’ils sont devenus, car je ne les ai pas vus sortir.
LAURE
Ils ne peuvent cependant pas être rentrés sous terre.
LÉONARDE
Ah! cette fenêtre 1 Ils se seront évadés par là.
LAURE
Pourvu que ce furieux n’ait pas massacré un si joli cava-' lier.
LÉONARDE
Je ne m’en consolerais jamais.
LAURE
Ni moi! Ne vous avais-je pas dit de fermer la porte à ce butor, à ce raal-appris, à ce rustre, à ce mari enfin, que le ciel confonde ! „
LÉONARDE
Et comment voulez-vous qu’on arrête un ivrogne qui vous arrive en passant au travers des portes comme une trombe?
, MELCHtOR , entrant en scène par une autre porte latérale.
Impossible de retrouver mon chemin.
LAURE, poussant un eri.
Ah!
LÉONARDE
Au secours !
MELCHIOR , se retournant.
Hein? (Léonarde se sauve.)