SCÈNE II
CORQÜELO, CHINCHILLA.
CORQÜELO.
Eh bien, compère Chinchilla, vous ne nous suivez pas?
CHINCHILLA
H est certain que l’argent console de bien des choses.
CORQÜELO, haussant la voix.
Vous ne nous suivez pas?
Et qu’un père qui marie sa lille...
CORQÜELO, lui criant aux oreilles.
Chinchilla!...
CHINCHILLA
Eh! mon Dieu! ne criez pas si fort! je ne suis pas sourd ! , CORQÜELO.
Je vous parle depuis une heure...
CHINCHILLA
Son bonheur!... Oui, Corquelo, je l’espère.
CORQÜELO.
Écoutez, Chinchilla! Ce n’est pas le tout d’ètre sourd, il faut encore être gai!... Moi je suis gai... Il n’y a plus à y revenir, n’est-ce pas? Votre fille n’a rien, mais mon fils a voulu • l’épouser. Que voulez-vous que j’y fasse!., c’est un imbécile.
CHINCHILLA
Je vous remercie. s
* CORQÜELO.
Aussi, vous voyez, j’en ai pris mon parti.
chinchilla.
C’est vrai, ils sont partis.
CORQÜELO.
Si vous pouvez me dire à quoi vous servent vos oreilles, par exemple, vous me ferez plaisir.
C’est que vous ne savez pas ce que c’est que d’être père, Corquelo...
CORQÜELO.
Si fait! si fait! à ce que m’a toujours dit ma femms, du moins; car, vous savez, il ne faut pas approfondir les choses. Madame Corquelo était très-gaie. — Nous avons bien ri!
CHINCHILLA
Et le diner?
CORQÜELO.
Le diner? On le mange, le diner !
CHINCHILLA
Alors, nous avons le temps.