GIL-BLAS ET MELCHIOR
Ah! qu’elle est belle ! '
MELCHIOR
Mon ami voudrait vous parler,
Confiez-moi votre galette.
Fi donc! je ne veux pas troubler Entre vous ce doux téte-à-téte.
MELCHIOR ET GIL-BLAS
C’est moi qui prendrai la galette.
PERRETTE, défendant sa galette.
Un instant! l’amour, c’est très-bien ,
Et quanta moi, je n'y rois rien De malhonnête;
Mais je pourrais bien me fâcher.
Si l’on s’avisait de toucher A ma galette !
MELCHIOR ET GIL-BLAS
Holà! tous doux !
Apaisei-vous,
Belle Perrette !
PEBRETTK.
Si c’est un baiser qu’il vous faut.
Messieurs, ne criez pas si haut ;
Voyez d'abord si l’on nous guette...
On m’embrasse sans me fâcher.
(kleichior et Gil-Blas l'embrassent.)
Mais gardez-vous bien de toucher'
’ . A ma galette!
(Elle leur tape sur les doigts.)
ENSEMBLE
MELCHIOR ET GIL-BLAS
Afin de ue rien refuser.
Aimable Perrette,
Avec un baiser Donnez-nous 1» galette!
PERRETTE
Je n’aime pas à refuser
Ce que l’on souhaite :
Prenez le baiser,
Mais laissez la galette.
■ MELCHIOR ET GIL-BLAS
La galette!
La galette!
PERRETTE
Ma galette!
Ma galette!
(Melchior s'empare de la galette, tandis que Gil-Blas retient Perrette et l’embrasse. Nuuei paraît sur le seuil de la porte et s’arrête stupéfait.)
Ali bah !
Mon mari!