‹ GilBlas operacomique en cinq actesChapitre 75 sur 92 · GIL-BLAS ET MELCHIOR · texte numérisé non relu

GIL-BLAS ET MELCHIOR

Ah! qu’elle est belle ! '

MELCHIOR

Mon ami voudrait vous parler,

Confiez-moi votre galette.

Fi donc! je ne veux pas troubler Entre vous ce doux téte-à-téte.

MELCHIOR ET GIL-BLAS

C’est moi qui prendrai la galette.

PERRETTE, défendant sa galette.

Un instant! l’amour, c’est très-bien ,

Et quanta moi, je n'y rois rien De malhonnête;

Mais je pourrais bien me fâcher.

Si l’on s’avisait de toucher A ma galette !

MELCHIOR ET GIL-BLAS

Holà! tous doux !

Apaisei-vous,

Belle Perrette !

PEBRETTK.

Si c’est un baiser qu’il vous faut.

Messieurs, ne criez pas si haut ;

Voyez d'abord si l’on nous guette...

On m’embrasse sans me fâcher.

(kleichior et Gil-Blas l'embrassent.)

Mais gardez-vous bien de toucher'

’ . A ma galette!

(Elle leur tape sur les doigts.)

ENSEMBLE

MELCHIOR ET GIL-BLAS

Afin de ue rien refuser.

Aimable Perrette,

Avec un baiser Donnez-nous 1» galette!

PERRETTE

Je n’aime pas à refuser

Ce que l’on souhaite :

Prenez le baiser,

Mais laissez la galette.

■ MELCHIOR ET GIL-BLAS

La galette!

La galette!

PERRETTE

Ma galette!

Ma galette!

(Melchior s'empare de la galette, tandis que Gil-Blas retient Perrette et l’embrasse. Nuuei paraît sur le seuil de la porte et s’arrête stupéfait.)

Ali bah !

Mon mari!

Page 1