‹ Gillette de Narbonne; opéra-comique en trois actes. Paroles de Henri Chivot et Alfred DuruChapitre 23 sur 100 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

Haut, avec résolution.

Gillette, il t'aui qu'ici je parle avec franchise; Mes sentiments, pour vous, il faut que je les dise, Sachez-le donc enfin, connaissez mon secret, Gillette, je vous aime !

Eh quoi ! serait-il vrai ?,,.

ROGER

COUPLETS

Dans les pays nombreux Où me porta ma vie errante,

Toujours devant les yeux Oui, votre image était présente l

Au milieu des combats Je la voyais, et c'était elle

Qui donnait à mon bras

Une force nouvelle !

Qui donc la nuit, le jour M'apportait en cachette L'image de Gillette, N'était-ce pas l'amour?

Dans les jours de douleur, Un bien doux nom venait de France

Rallumer en mon cœur Le feu divin de l'espérance !

Ce nom tendre et charmant, Et que je répétais sans cesse,

C'était mon talisman

Pour chasser la tristesse !

Qui donc la nuit, le jour Me disait en cachette

Le doux nom de Gillette, N'était-ce pas L'amour?

GILLETTE avec élan.

Ah! oui!... je vous crois!

ROGER, à part.

Elle est prise l Haut.

Et toi, Gillette, m'aimes-tu ?

Faut-il que ma bouche le dise ?

Non ! non ! dans tes yeux je l'ai lu 1

ENSEMBLE

Souvenirs des jeunes ans, Venez toujours charmer notre pensée,

Loin de nous chagrins, tourments Lorsque par vous notre âme est caressée. Enfantelets, Gais oiselets, Joyeusement nous suivions notre route,

Et bien doux sont les projets Qu'on fait à deux quand nul ne les écoute!

Après cet ensemble on entend des fanfares lointaines. BARIGOUL, accourant par le fond.

Monsieur le sénéchal ! monsieur le sénéchal !

LE SÉNÉCHAL, sortant de chez lui.

Qu'est-ce? qu'y a-t-il?

BARIGOUL.

C'est le roi René qui se rend dans le village.

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