‹ Gillette de Narbonne; opéra-comique en trois actes. Paroles de Henri Chivot et Alfred DuruChapitre 32 sur 100 · RONDE VILLAGEOISE · texte numérisé non relu

RONDE VILLAGEOISE

ROSITA

Claudin' dans notre village,

Passait pour une fill' sage,

Elle n'avait qu' deux amoureirx :

Le p'tit Pierre et le grand Faucheux;

Le p'tit adorait sa brune,

Mais n'avait pas 1' sou vaillant,

Le grand avait d' la fortune,

Mais l'aspect fort peu brillant;

C'était, on se l'imagine,

Bien dur de choisir entr' eux,

Alors, que fit Claudine?

E1P les prit tous les deux.

Lon lon la, landerirette, Quand elle est dans l'embarras, Voilà comme une fillette Peut s' tirer d'un mauvais pas!

OLIVIER et LE CHOEUR.

Lon lon la, landerirette, Etc.

ROSITA

Un jour, le p'tit auprès d'elle

S'ébattait amoureus'ment,

Quand le grand avec la belle

Le surprit subitement;

De chasser sur la mêm' terre

Ils étaient si furieux,

Et tellement en colère

Qu'ils se prirent aux cheveux!

Que fit en c' péril extrême,

La pauvr' Claudine entre eux deux?

Elle en prit un troisième

Et ne s'en trouva qu' mieux!

Lon Ion la, landerirette, Quand elle est dans l'embarras, Voilà comme une fillette Peut s' tirer d'un mauvais pas!

OLIVIER et LE CHOEUR.

Lon lon la, landerirette, Etc.

OLIVIER

Après ce refrain, l'on s'embrasse.

Embrassons-nous !

Il embrasse Rosita.

TOUS, l'imitant.

Embrassons-nous !

OLIVIER

Redisons-le pour qu'on nous fasse L'aumône d'un baiser si doux!

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