SCÈNE XII
Les Mêmes, GRIFFARDIN.
^^^ GRIFFARDIN, qui vient d'entrer.
Que vois-jc!... Rosita dans les bras d'un officier!... (s'oiançant.) Madame!... Cette fois, c'en est trop!
ROSITA, se relevant.
Toujours lui !... Quel cauchemar!
GILLETTE, allant à Griffardin.
Je vais vous expliquer...
^^.GRIFFARDIN, avec véhémence.
Rien du tout !... Retirez-vous, monsieur!... J'ai à causer avec madame I
Mais...
-*— GRIFFARDIN, furiaux.
Retirez-vous !
Pas de dispute!... (a Gillette, doucement.) Eloignez-vous, je vous en prie...
Je VOUS obéis. (Regardant fixement Griffardin.) Pas à VOUS !.. .
J'obéis à madame... (a part, en s'en allant.) De quel droit cet homme lui parle-t-il ainsi V Je le saurai!...
Elle disparaît un instant derrière l'arbre, se cache et écoute. ROSITA.
Nous voilà seuls... Qu'est-ce que vous me voulez encore ?
^^GRIFFARDIN, se croisant les bras.
Per Joveml... 11 est donc écrit, madame, que je ne pourrai plus vous quitter cinq minutes sans vous retrouver en tête-a-tête avec un damoiseau.
ROSITA
J'ai une langue, c'est pour causer.
^B-^- GRIFFARDIN.
Les princes, les comtes et jusqu'aux simples lieutenants, tout vous est bon!... Vous passez une revue générale de l'armée!
ROSITA
Vous êtes fou, monsieur mon mari.
GILLETTE, à part, cachée.
Son mari !
Je ne sais pas si je suis fou, mais je sais ce que vous dites de moi... 11 paraît que vous me trouvez vieux, laid et désagréable...
ROSITA
Eh bien?... N'est-ce pas la vérité?... Vous croyez-vous jeune?... Vous croyez-vous beau?... Quant à être désagréable... vous en donnez en ce moment une preuve éclatante. . .
GRIFFARDIN, furieux.
Assez, madame!
ROSITA
Ah! tenez, vous êtes encore bien heureux d'avoir une honnête femme comme moi!...
(^- GRIFFARDIN, très foTt.
Taisez-vous!... Vous n'êtes qu'une effrontée.
ROSITA, plus fort.
Et vous qu'un tyran.