‹ Gillette de Narbonne; opéra-comique en trois actes. Paroles de Henri Chivot et Alfred DuruChapitre 70 sur 100 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

OLIVIER

Il faut combattre !...

ROGER

Bien !... je comprends... c'est l'ennemi !

^^GRIFFARDIN.

Qu'ai-je entendu? l'on va se battre !

Je voudrais bien m'eni'uir d'ici !

ROGER, très gaiement.

Des bras d'une femme aimée Je m'arrache en ce moment, Et pour finir la journée, Je vais combattre gaiement I Ecrasons cette cohorte, Fêtons Mars après l'amour !

Voilà comment on remporte Deux victoires en un iour !

tRIFFARDIN.

Si je pouvais disparaître...

Pour éviter quelque atout !

Il va pour s'esquiver.

OLIVIER, l'arrêtant.

Votre devoir, mon cher maître, Est de me suivre partout !

CHOEUR

Non, plus de craintes, plus d'alarmes, Que rien ne résiste à nos coups, Aux armes, compagnons, aux armes! Le roi René compte sur nous!

Pendant ce chœur, on a apporté à Roger et à Olivier leur* casques et leurs épées.

ROGER, brandissant sou epée.

Quand îa trompette sonne En avant, gais soldats !

CHOEUR

Taratata ! taratata !

OLIVIER, brandissant son épée.

Nous ne craignons personne A l'heure des combats!

CHOEUR

Tarât ata ! taratata!

ROGER

De taille et d'estoc frappant

CnOECR.

Pan, par*, pan!

OLIVIER

Nous serons au premier rang.

choeur.

Pan, pan, pan !

Quand la trompette sonne, En avant, gais soldats, Nous ne craignons personne A l'heure des combats!

OLIVIER et ROGER.

Enfants de la belle France, Portons haut Notre drapeau !

Et le cœur plein de vaillance Combattons En francs lurons !

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