ACTE TROISIÉMB i
ROGER
Ah!
GRIFFARDIN.
11 y a ici môme d'autres maris trompés.
ROGER
Je le crois...
- GRIFFARDIN.
Et qui ne s'en doutent pas.
ROGER
Naturellement...
^. GRIFFARDIN.
Nous possédons à la cour grand nombre de jeunes seigneurs très séduisants, très entreprenants... le prince Olivier par exemple.
ROGER
Votre élève...
GRIFFARDIN.
Le vôtre... Vous lui avez appris l'art de séduire les femmes... il a profité de vos leçons.
ROGER, légèrement.
Tant mieux.
Il a même fait de très grands progrès en votre absence... vous l'apprendrez à vos dépens.
ROGER, sérieux, tout à coup.
A mes dépens!... Que prétendez-vous insinuer?
GRIFFARDIN, souriant.
Je m'entends... ça me suffit.
ROGER
Hein?.. Vous faites le plaisant, je crois, monsieur le ma^ister...
^^GRIFFARDIN.
Chacun son tour, monsieur le chevalier.
ROGER
Savez-vous, monsieur le pédant, que je pourrais vous couper les oreilles.
^000m. GRIFFARD1N.
A quoi bon!... monsieur le militaire. (L'imitant.) Ce qui est fait est fait...
ROGER
Quoi donc? Qu'est-ce qui est fait?
__GRIFFARDIN. l'imitant.
Ne m'interrogez pas.
ROGER, le secouant.
Mordiousl vous parlerez!... Que voulez-vous dire?
^^-GRIFFARDIN.
Je veux dire que ma vengeance approche... et quand vous entendrez sonner les eloches de la chapelle, nous rirons bien tous les deux! moi surtout...
ROGER, de même.
Les cloches... Expliquez-vous, ou sinon...
— GRIFFARDIN..
VOUS VOUlez une explication. (Remontant, et lui montrant Gillette qui entre a» bras du prince Olivier.) Eli bien! voilà Votre
femme... vous n'avez qu'à la lui demander...
ROGER
A Gillette?
ppypp^ "rrr ricanant.
Et remarquez qu'elle est accompagnée du priace Oli» vier.
ROGER
Mordious! (se mettant à l'écart.) Contenons-nous...