ROGER, GILLETTE, RENÉ, OLIVIER, GRIFFARDIN
ROSITA, Seigneurs, Dames, Pages,
Vassaux endimanchés, Hommes d'armes.
CHOEUR
La cloche retentit, Son bruit nous avertit, Que la chapelle est prête.
0 plaisir sans égal, Pour tous c'est le signal D'une joyeuse fête.
Pendant ce chœur, entrée du cortège : René entre avec Grifïardin, Olivier donne le bras à Rosita; viennent ensuite les seigneurs «it dames de la cour, puis les pages et les gardes.
AGTK TROISIÈME 137
ROGER, étonné.
One signifia ce cortège?... et quelle est cette cérémonie?
RENÉ
C'est une surprise que nous vous ménagions, mon cher comte.
GR I F I A RD l N, à part, re .ar.lant Roger.
Attends!... tu vas voir...
RENÉ
C'est le baptême de votre fils.
^GRIFFARDIN, à part.
Vlanl... ça y est!
ROGER, stupéfait.
De mon... comment dites- vous? J'ai un fils, moi?
RENÉ
Sans doute...
Et qui est tout le portrait de sa mère.
RENÉ
Un gros garçon...
ROGER, abasourdi.
Je rêve!
— . GRIFFARDIN.
Mes compliments, cher comte... (Lui poussant le coude en riant.) et c'est le prince qui est le parrain!
ROGER, se retournant vers lui furieux.
Mordious!
GRIFFARDIN, bas, se frottant les mains.
Voilà ma petite vengeance... qu'en dites-vous?
ROGER, avec fureur.
Ah! c'est un horrible cauchemar!... et je n'y puis croire encore .. (Gourant à Gillette.) Voyons, voyons, répondez, madame, n'est-ce pas que tout ce qu'on dit là est faux
GILLETTE, tranquillement.
Du tout, mon ami, c'est la vérité.
ROGER
Lavé... (Se redressant avec force.) Vrai Dieu! je n'en puis supporter davantage et je saurai venger mon honneur.
Il\ ne dirige menaçant vers Olivier.) Prince 1... OLIVIER, surpris.
Qu'avez-vous donc?
Je...
A ce moment, Gillette qui a fait un signe aux assistants prend les allures et le ton qu'elle avait au second acte sous les habits de soldat et chante.
GILLETTE, chantant le refrain de la chanson militaire du second