‹ GiottoChapitre 18 sur 19 · ITALIE · texte numérisé non relu

ITALIE

ASSISE. Basilique de Saint-François : église supérieure.

Vingt-huit fresques tirées de la vie et de la légende de saint François d’ Assise (v. rénumération des sujets traités, p. 45-46). Ces fresques ne sont pas toutes entièrement de la main de Giotto. Elles ont été exécutées sous sa direction, avec le concours de plusieurs de ses auxiliaires et de ses élèves.

Fresque : Médaillon avec la Vierge représentée à demi-corps et tenant le Christ enfant.

On a voulu reconnaître la main de Giotto dans d’autres fresques de l’église supérieure, notamment dans certaines parties des scènes de l’Ancien et du Nouveau Testament. Ces attributions sont douteuses.

Basilique de Saint-François : église inférieure.

Dans les quatre compartiments de la voûte, au-dessus du maître-autel, quatre allégories relatives à saint François : la Chasteté , la Pauvreté, l’Obéissance, la Glorification de saint François.

Dans le bras droit du transept, deux fresques représentant la Mort et la résurrection du jeune homme de Suessa.

D’autres fresques ont été attribuées à Giotto :

1. Dans le bras droit du transept : la Visitation , la Nativité, l'Adoration des Mages, la Présentation au Temple , la Fuite en Égypte, le Massacre des Innocents, le Retour d’Egypte ,

LES MAITRES DE L’ART

le Christ enfant discutant avec les Docteurs. Dans le même bras du transept : l’Annonciation, la Crucifixion, la Résurrection d’un enfant par Raho.

2. Chapelle de Saint- Nicolas, attenante au bras droit du transept. — Au-dessus de l’entrée de la chapelle : le Christ auquel saint François et saint Nicolas présentent Napoleone et Giovanni Gaetano Orsini. A l’intérieur : divers épisodes de la Vie et de la légende de saint Nicolas , des figures d’apôtres, etc.

3. Chapelle de Marie-Madeleine. — Divers épisodes de la vie de Marie-Madeleine et de Marie l’Égyptienne, notamment le Repas chef le Pharisien, la Résurrection de Lazare, V Apparition du Christ à Marie-Madeleine, le Miracle du marchand de Marseille , etc., des figures d’anges, de patriarches, de prophètes, d’apôtres, de saints et de saintes.

Ces fresques sont assurément de style giottesque. Il se peut même qu’elles aient été exécutées du vivant de Giotto, par ses disciples. Certaines compositions offrent de grandes analogies avec les compositions du maître et aujourd’hui encore, des historiens de l’art les lui attribuent. Je ne crois pas cependant pouvoir les reconnaître comme ses œuvres au même titre que les Scènes de la vie de saint François ou les Allégories.

FLORENCE. Museo Nazionale.

Dans la chapelle de Marie-Madeleine : sur le mur d’entrée, l’Enfer; sur le mur de fond, le Paradis. Sur les murs latéraux, des épisodes de la Vie de Marie-Madeleine. Toutes ces fresques ont fort souffert et, en grande partie, sont même effacées.

Église de S. Croce.

Chapelle Peruzzi. — Sur l’arc d’entrée, huit figures de prophètes à mi-corps. A la voûte, les Symboles des Évangélistes. Sur les parois, épisodes de l’histoire de saint Jean-Baptiste et de saint Jean l’Évangéliste : Zacharie dans le temple reçoit

d'un ange la promesse de la naissance d’un fils ; Naissance de saint Jean-Baptiste; Présentation de l’enfant à Zacharie ; le Festin d’Hérode; Jean l’Évangéliste à Pathmos ; la Résurrection de Drusiana; saint Jean l’Evangéliste enlevé au ciel.

Chapelle Bardi. — A l’extérieur, saint François reçoit les stigmates ; sur l’arc d’entrée, les quatre Évangélistes et les quatre grands Docteurs de l'église. A la voûte, dans des médaillons, les figures à mi-corps des vertus franciscaines : la Pauvreté , la Chasteté , l’Obéissance et saint François glorifié. Sur les parois latérales, saint François renonce à son père; saint François reçoit du pape la confirmation de son Ordre ; saint François s'apprête à subir l’épreuve du feu devant le Soudan; Apparition de saint François aux frères réunis à Arles ; la Mort de saint François ; Apparition du saint à l’évêque Guido et à un moine franciscain sur le point de mourir. Sur la paroi du fond, dans des niches peintes, les figures de saint Louis de Toulouse et de sainte Claire , de saint Louis de France et de sainte Élisabeth de Hongrie.

Sacristie. — Tableau polyptyque placé autrefois dans la chapelle Baroncelli et qui représente le Couronnement de la Vierge. Attribution douteuse, malgré la légende : Opus Magistri Jocti

Galerie ancienne et moderne.

La Madone avec l’Enfant entourée d’anges (sur bois, haut., 3 “27; larg., 2mo3). Ce tableau fut peint pour l’église d’Ognisanti, à Florence.

Des crucifix peints sur bois de Giotto, de son atelier ou de son école, se trouvent à S. Maria Novella, Ognisanti, S. Marc, S. Croce, S. Felice.

Campanile.

Les premiers bas-reliefs du Campanile ont été exécutés d’après des esquisses de Giotto.

LES MAITRES DE L’ART

PADOUE. S. Maria dell’ Arena.

Sur les parois de la nef et l’arc d’entrée du choeur, trente-sept compositions empruntées à l’Histoire de la Vierge et du Christ (v. l’énumération aux p. 68-69), et Dieu le Père sur le trône. Dans les bordures qui séparent les compositions, des petits médaillons ornés de sujets et de personnages sacrés.

Au-dessous de ces compositions, à droite, les Vertus : l’Espérance, la Charité , la Foi, la Justice , la Modération, le Courage, la Prudence ; à gauche, les Vices : le Désespoir, l’Envie, l’Incrédulité , l’Injustice, la Colère , l’Inconstance, la Démence.

Sur le mur, au-dessus de la porte d’entrée : le Jugement dernier.

A la voûte, sur le champ bleu semé d’étoiles : deux grands médaillons, le Christ qui bénit de la main droite et tient un livre de la gauche, la Vierge qui tient l’Enfant ; huit médaillons de dimensions plus restreintes : Daniel , Isaïe, Baruch , Malachie, saint Jean-Baptiste, et trois personnages qu’il est plus difficile d’identifier.

Dans la sacristie : un crucifix peint sur bois, autrefois placé dans l’abside de l’église.

ROME. Saint-Pierre.

Dans le portique, la mosaïque de la Navicella qui représente le Christ soutenant par la main saint Pierre qui marche sur les eaux.

Dans la sacristie, un grand tableau en trois panneaux qui représente le Martyre de saint Pierre et de saint Paul, le Sauveur sur le trône entouré d’anges et le cardinal Stefaneschi à ses pieds ; sur les revers, saint Pierre sur le trône auquel le cardinal Stefaneschi offre un ciboire, la Vierge avec l’Enfant ; en outre des figures d’apôtres et de saints.

Saint-Jean-de-Latran.

Fragment, défiguré par les restaurations, d’une fresque qui représentait Boniface VIII promulguant le Jubilé de i3oo.

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