SCÈNE X
Les Mêmes, ANATOLE.
ANATOLE, sortant du fumoir.
Moi, monsieur, s’il vous plaît.
NOËL, Mupéfait.
Anatole !
• VALBMTUiE, s’élança»^ vers lui.
Oh ! emmeoez-moi ! emmenez-moi I
ANATOLE
Ne craignez rien , ma chère Valentine. Il y a ici un malentendu. Monsieur d’Ernée ne savaitàqui il s’adressait. L’autorité paternelle a fait fausse route, cette fois-ci, et, d’ailleurs, on n’insulte pas une femme qui pleure, on ne chasse pas une femme qui prie ; c’est une cause perdue devant toiiles les cours de France. [Noël .serre la main à Anatole.)
LE COMTE, se calmant.
Merci, monsieur, vous me rappelez à moi-même, merci!
ANATOLE, s'inclinant.
Monsieur... je suis confus... mais vous ne me devez rien,'
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liS GIROPLÉ, GIROFLA
c’est notre métier, à nous autres avocats, d’arranger les affaires, quand nous ne les dérangeons pas. (Bas à Noël.) Tu ne m’en veux pas d’être resté. Que veux-tu? un dernier doute 1
NOËL, bas.
Tu n’as donc pas emmené Kerven?
ANATOLE, vite.
Je ne l’ai pas revu. ‘ -
NOËL, vite et bas.
Malheureux! et cette porte... qui l’a fermée en dehors?
ANATOLE
Je ne sais pas!.,. Ciel! quelle idée!... Valentine, vile là. {Il la fait entrer dans le cabinet.]
LE COMTE, qui, les brus croisés, n’a pas fait attention à ce qui se passait autour de lui, va à Noël.
Quant à vous, qui avez foulé aux pieds les liens du sang et le respect que vous me deviez, à partir de ce moment, je vous défends de vous présenter à Ernée. Je saurai mourir sans Vous. Vous n’avez été jusqu’à présent que joueur, dissipateur et débauché, il ne vous manquait plus que d’être mauvais fils, {Pendant ces derniers mots Kerven parait au fond.)