‹ Glanures entomologiques; ou, Recueil de notes monographiques, descriptions, critiques, remarques et synonymies diversesChapitre 17 sur 23 · DESCRIPTIONS DE DEUX ESPÈCES NOUVELLES · texte numérisé non relu

DESCRIPTIONS DE DEUX ESPÈCES NOUVELLES

1. Necrophorus Gallieus, J. du V.— Niger, antennarum capitulo elytrorumque fasciis undatis duabus rufis; pronoto glabrato ; abdomine flavo subtiliter pubescente, segmentorum marginibus omnibus dense flavo ciliatis; tibiis posticis rectis; trochanteribus posticis apice emarginatis, maris unco valido recurvo, feminæ dente brevi acuto recto armatis.

L. 12-19 mill. Cetteespèce est intermédiaire entre les N. fossor et ruspator d’Erichson. Ses caractères sont tel-

lement identiques avec ceux du Fossor, qu'il est inutile - d’en donner la description, et l’on peut se borner à dire que le N. Gaïlicus diffère uniquement de ce dernier par la forme des trochayters postérieurs des mâles qui sont modifiés comme chez le Ruspator. En effet, la dent apicale interne de ces trochanters forme un crochet robuste notablement recourbé en dedans et aussi un peu en dessous, tandis qu’elle est simple, courte et droite chez les deux sexes du N. fossor. — Le femelle de ce dernier m'étant inconnue en nature, j'ignore si elle offre quelque particularité différentielle d’avec celle du Gallicus. — Je me suis demandé si mon espèce ne serait pas une variété du Fossor, mais la forme des trochanters postérieurs est trop constante chez les divers Necrophorus, et ici trop notablement différente, pour que l’on puisse admettre cette supposition. Le N. Gallicus ne peut davantage être une variété du Ruspator, car les caractères tirés de la pubescence sont également constants chez les Necrophorus; de plus, chez les deux sexes de ce dernier les bords de l’épistome limitant latéralement la partie coriace sont très-notablement arqués en dedans, la bande noire basilaire des élytres n’est point prolongée sur la partie latérale infléchie et la première bande rouge est plus large.

Le N. Gallicus, dont j'ai sous les yeux quatre exemplaires mâles et plusieurs femelles, est confondu avec le Fossor dans les collections françaises. 11 se trouve, mais rarement, dans les environs de Paris, et je crois aussi le midi de la France. Le N. fossor pourrait bien être exclus des localités qu’habite celui-ci.

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