LA CG 20 7 © GLANURES
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# dû à l'obligeance des auteurs cités la communication de
tous leurs types, ce dont je leur exprime ici publiquement toûte ma gratitude. Je dois aussi tous mes remerciments à mon excellent ami M. H. de Bonvouloir, à mes savants collègues MM. Reiche et Chevrolat, et à mon éditeur et ami M. Deyrolle, qui m’ont communiqué toutes leurs richesses avec une complaisance extrème. Je dois enfin remercier également de leurs obligeantes communications MM. Javet, Lucas et Pellet. Ces riches matériaux m'ont permis de decrire, de visu, un nombre relativement considérable d'espèces d’un genre dont on connaissait deux ou trois espèces seulement il y a quelques années à peine.
Genre HEnicoPus Steph.
Labre en carré plus ou moins transverse. Mandibules bidentées. Palpes maxillaires filiformes, à dernier article oblong, tronqué au sommet. Antennes plus ou moins den tées intérieurement surtout chez les mâles. Jambes antérieures terminées au sommet par un crochet corné interne recourbé,bien marqué, accompagné en dedans d’une épine ou crochet plus petit. Tarses assez robustes, à premier article visiblement plus court que le dernier, sauf parfois aux postérieurs; ongles de chaque tarse égaux, munis intérieurement d’un lobe membraneux étroit, soudé, libre tout à fait au sommet seulement où il est arrondi, un peu plus court qu'eux.
Les Henicopus, sont toujours d'une couleur noire, ou d’un noir bronzé, avec leur corps entièrement revêtu. d’une longue et forte pubescence hérissée, presque toujours
concolore chez les mâles, fréquemment grise ou jaunâtre, en entier ou en partie, chez les femelles. Leur pronotum offre constamment de chaque côte une ligne longitudinale sinuée, enfoncée, bien distincte. En outre, leurs mâles se font remarquer par des particularités plus ou moins curieuses de diverses parties de leurs pattes et notamment des tarses. Aussi sont-ils en général parfaitement distincts les uns des autres. L’on éprouve au contraire très souvent une grande difficulté à distinguer les femelles des diverses espèces, et, chose remarquable, ce sont fréquemment les espèces les plus éloignées par leurs mäles qui présentent les femelles les plus semblables.
Le genre Henicopus paraît être propre principalement au midi de l’Europe et surtout à l’Espagne. Les quelques espèces algériennes connues sont identiques à celles de notre continent, et je n’ai trouvé dans les collections aucune espèce particulière d’au delà des mers ni d’au delà du Caucase.
Je diviserai les Henicopus en quatre petits groupes distincts, basés sur les modifications des tarses chez les mâles, et je vais immédiatement entrer en matière, renvoyant à mon Genera pour un plus ample exposé des caractères génériques et pour la discussion touchant la valeur de la coupe dont je m'occupe ici.
Gnours.{.— Premier article des tarses antérieurs fortement prolongé extérieurement en un fort crochet brusquement recourbé en dedans. Tarses postérieurs à premier article très court, mais fortement prolongé en dedans en un grand appendice plus ou moins dilaté; à deuxième
article toujours très long. Jambes postérieures fortement courbées. g A. Deuxième article des tarses postérieurs bien distincte-
ment bisinué, se contournant en forme de longue S.
(Esp. 4 à 3).
À. 1. Seutettarts. [1l.— Lagria scutellaris, Fabr. , Ent. Syst. 1, 2, 80, 9.® (1792).? — Dasytes scutellaris, Fabr., Syst. EL. 2,72. © (4801).2— III. Mag. der Ins., 3, 470. d (4804).—Henicopus scutellaris, Kiesenv., Berl. Ent. Zeits. 4859,167, &, @ (type). — Enodius amphicoma, Graells, Memor, de la Com, del Map., g. de Esp., 1858, 50, pl. 9, fig. 8. &, Q. 4
Mäle. L. 11-12 mill. Assez allongé, d’un noir visiblement plombé ou un peu bronzé; entièrement revêtu d’une villosité hérissée très longue et assez serrée, plus dense sur l’écusson, les côtés du corps et la poitrine, d'un blanc grisâtre en entier, sauf derrière les yeux, sur les parties de la bouche et le dessus de la tête où elle devient noire, rarement plus ou moins entremèlée de longs poils noirs sur les côtés du pronotum. Celui-ci à ponctuation peu serrée et légère, un peu rugueux postérieurement dans son milieu, marqué d’une ligne enfoncée longitudinale médiane plus ou moins légère. Élytres à ponctuation fine, très serrée et par suite un peu rugueuse, marquées sur leur dos de quelques stries longitudinales obsolètes, Cuisses postérieures un peu épaissies. Jambes postérieures obtusément angulées dans leur milieu,légèrement épaissies intérieurement dans leur partie basilaire. Premier article des tarses intermédiaires biacuminé en dedans au sommet, Appendice des tarses postérieurs
grand, large, sécuriforme, coudé presque à angle droit, avec son angle dorsal formant visiblement une petite pointe aigüe; à sommet très obliquement coupé, avec l'angle interne peu aigü.— Femelle. L. 9 172.— 11 mill. Moins allongée et proportionnellement plus large. Tête offrant moins de poils noirs. Pronotum à ponctuation un peu plus marquée et un peu plus dense, indistinctement rugueux à sa base, point ou à peine sillonné dans son milieu.— Espagne, principalement méridionale.— Cette espèce se distingue facilement par sa grandeur, sa longue villosité d’un blanc grisâtre dans les deux sexes, etc.
Observation. Le Dasytes scutellaris de Fabricius se rapporte évidemment à une femelle d'Henicopus; mais il v’est pas aussi facile, à mon avis, quoi qu’en dise M. Kiesenwelter, de savoir au juste à laquelle. Fabricius ne parle point de la taille de son espèce, et donne à peine quelques mots de description, lesquels peuvent s'appliquer à plusieurs espèces, notamment à celle-ci et à mon H. simplicipes, dont les femelles sont aussi communes l’une que l’autre dans les collections françaises. La description de Fabricius, étant tout à fait insuffisante, doit donc, je crois, être tenue pour nulle. L'on peut néanmoins, avec M. Kiesenwetter, donner à l’espèce actuelle le nom de scutellaris, en attribuant cette dénomination à Illiger. En effet, cet auteur signalant, comme complément de la description de Fabricius, le crochet et l’appendice des tarses des mâles, n’a pu avoir en vue que l’Henicopus dont je viens de donner la description, sans quoi il eût également signalé la différence de coloration du mâle.
2. m1. Confusus J. du V. — Enodius amphicoma, Graells, Memor. de la Com. del Map. g. de Esp. 1858, 50, & $. partim. L
Müle. L. 19 mill. Voisin du H. scutellaris, mais noir, à villosité un peu moins longue et entièrement noire. Appendice des tarses postérieurs semblable, mais avec son angle dorsal tout à fait arrondi, sans trace de petite pointe aiguë, et son angle interne, au contraire, notablement aigu. Les autres caractères comme dans l’espèce précédente. — Femelle. L. 41 mill. A peine plus courte que le mâle, notablement plus longue que celle de l'H. scutellaris. Revêtue d’une villosité noire entremêlée de quelques poils gris sur la tête et le long ‘de la suture des élytres, en majeure partie d’un blanc grisàtre en dessous, blanche sur l’écusson, formant une ligne longitudinale d’un blanc jaunâtre le long du bord latéral des élytres et une bande semblable le long de la partie dorsale des jambes. Le reste comme chez la femelle de l'espèce précédente. — Espagne, principalement méridionale.
Observation. M. Graells me parait avoir confondu cette espèce avec la précédente. Toutefois, celle-ci (H. scutel-. laris IL.) constitue le type de son Enodius amphicoma. J'en ai eu sous les yeux des exemplaires envoyés de Cordoue par M. Amor, de qui M. Graells tenait également son espèce.