‹ Glanures entomologiques; ou, Recueil de notes monographiques, descriptions, critiques, remarques et synonymies diversesChapitre 22 sur 23 · Varium, Oliv. var. Adustum Schaum. — Le sa · texte numérisé non relu

Varium, Oliv. var. Adustum Schaum. — Le sa

savant critique allemand persiste à regarder le B. fumigatum Dej. (nec Duft. J. du V.) comme une espèce distincte du B. varium auquel je l'ai réuni en variété. Par suite, il a été obligé de créer un nom pour lui et le nomme B. adustum (Catal. Coléopt. Eur. 1859). Je n’ai nullement l'intention de discuter de nouveau sur ce sujet, car je crois avoir suffisamment prouvé mon opinion dans ma monographie. Libre aux uns de regarder, avec M. Schaum, son B. adustum comme une espèce propre, aux autres d'inscrire, avec moi, ce dernier nom en synonymie comme variété. Je veux seulement mentionner un fait dont M. Schaum parlera très probablement dans la Faune d'Allemagne, mais dans un autre sens que je ne vais le faire. Le critique allemand m'ayant demandé de lui envoyer les passages constatés par moi entre les B. varium et adustum (Fumigatum Dej.), je lui répondis qu'ils se trouvaient aujourd’hui épars dans les diverses collections que j’eus sous les yeux. Donc ils n’existent pas, cela a été convenu plus haut dans une autre note, mais là n’est point ici ce dont il s’agit. Je fus assez heureux pour trouver dans ma collection un exemplaire offrant la taille, la forme générale, la couleur, enfin le facies du B. varium type, mais présentant un pronotum entièrement semblable à celui de la variété fumigatum {adustum Sch.). Voici la réponse de M. Schaum auquel je communiquai cet insecte : «Je ne trouve aucun caractère qui le rapproche du fumigatum Dej. » Il faut, comme me disait dans un autre cas l’auteur allemand, que M. Schaum n'ait examiné l’insecte en question, devenu précieux pour moi, que très superficiellement, On n’hé-

site pas il est vrai à première vue, à cause du facies, à rapporter l’exemplaire au B. varium, mais en le regardant avec soin on voit sans peine, et je l’ai fait voir à plusieurs entomo'ogistes, que son pronotum est carré et tout à fait comme chez le B. adustum dont ce caractère est lun des plus essentiels. À mon avis, l’exemplaire en question seul, faute d’autres, devrait prouver la validité de mon opinion.

43. 8. mipartitum J. du V.— Suivant M. Schaum (Berl. Ent. Zeits, 1860, 91), mon espèce est identique au B. (Tachys) dimidiatum Motsch. dont j'ai reproduit la courte description à la fin de ma monographie. Toutefois mon nom doit prévaloir, parce qu'il y a déjà un B. dimidiatum Ménétr. — Je crois qu'il aurait dû prévaloir quand même. En effet, mon espèce a « les stries, à part la première qui est légère et la deuxième dont on aperçoit à peine quelques traces, tout à fait nulles». Or M. Motschoulsky dit en parlant de la sienne : « Elytris utrinque fortiter tristriatis, » et de plus lui donne une taille notablement plus grande. Donc, ou M. Schaum se trompe dans son appréciation, ou la description de M. Motschoulsky est fausse, inapplicable, et par conséquent nulle.

1. L'Anchomenus antennatus Gauth. des Cot. (An. de la Soc. ent. de Fr. 1859, CCX.) n’est nullement distinct de VA. pallipes F. Dej {albipes II1.). J'en possède plusieurs exemplaires de Galice.

9, La Feronia numida Chaud. (Ent. Zeit. Stet. 1859, 148, 7) est identique à la F. Aquila Coquer. (An. de la Soc. ent. de Fr. 1858, 768). Cette espèce provient d'Alger.

3. La Feronia monogramma Chaud. (L. cit., 419, 8) est également, je crois, identique à la F. rubicunda Coquer. (1. cit. 769). Elle provient de Bône et de Constantine.

&. L’Amara brunneipennis Dej.(Spec. V, 800), du Labrador, n’est qu’une variété de VA torrida Ill. D’après une longue série d’exemplaires, provenant du Labrador, mise sous mes yeux par mon ami M. H. de Bonvouloir.

5. Le nom d’Hydroporus semirufus Germ.est postérieur à celui d'A Aubei Muls., car Germar (Faun. Ins. Eur. XXL, 3) cite ce dernier auteur : « H. Aubei Muls (Annal. de la S. d’Agrie. de Lyon, t. VI, 276) magnitudine minore, etc. » Ce dernier nom doit dès lors prévaloir, si l’on admet les deux Hydroporus en question comme identiques.

6. J'ai déjà cité plus haut (p. 449) un exemple de bonne foi allemande à propos de citations. M. Kraatz nous en fournit un second. Cet auteur (Berl. Ent. Zeits. 1859, VI) me fait dire (Genera. Staphyl. 3) : « Je dois protester énergiquerent, je proteste d'autant plus que les Allemands ne se font pas faute de critiquer, parfois mème sans avoir

raison, la plupartdesautres auteurs. » On pourrait me croire d’après cela possédé des fureurs d’Oreste. Or j'ai dit :« Sans parler de l’arrangement.… etc. je dois protester énergiquement d’une part contre la déplorable tendance que l’on a aujourd’hui à multiplier les genres, elc., etc., etc., je proteste d'autant plus contre le travail de M. Æraatz, tout en reconnaissant qu’il renferme d'excellentes choses, et se trouve... effectué avec le plus grand soin, que les Allemands.. etc. » On m'’accuse d’être plus que mordant, mais peut-on ici employer d’autres termes que ceux de : bonne foi? Judicent omnes.

7. D'après M. Wollaston (Berl. Zeits 1860, 100) mon genre Bonvoulorria |Gener. 1. 245) est identique au genre Metophthalmus Woll. (Ins. Mader. 192), et le nombre d'articles des antennes indiqué par moi est, présume l’auteur, le résultat d’une erreur. Mon microscope a l'habitude de me préserver d’erreurs semblables, comme je m'en suis assuré. L'insecte décrit par M. Wollaston offrant les yeux subconiques, et composés de peu de facettes (caractère sur lequel insiste fortement cet auteur dans son texte), les antennes de dix articles, avec le troisième petit et court et le quatrième plus long, etc.; tandis que la Bonvouloiria n’a nullement les yeux subconiques, offre ces organes composés d’un nombre médiocre, il est vrai, mais toutefois notable de faceltes, présente des antennes de 9 articles seulement, avec les articles 3 à 7 subégaux et le 4° nullement plus long (ce qui d'habitude est le contraire quand des articles disparaissent), enfin un facies différent, je crois devoir maintenir, dans l’état actuel de la science, mon genre Bonvou-

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loiria. — A ce propos, M. Schaum (loc. cit. XXII) nous apprend que j'ai commis les genres : Bonvouloiria, Migneauxia et Chevrolatia. Je confesse avoir commis de plus les genres Foucartia et Lareynia. Déplorable licence que j'espère encore parfois me permettre.

8. L’Anthrenus albidus Peyr. (qui fait -du reste double emploi avec l'A. Albidus Brul) n’est, comme je m’en suis convainou par l'examen d’une série d'exemplaires provenant du midi de la France, des Pyrénées Orientales et de l’Algérie, qu’une variété blanche de l'A. delicatus Ksw.

9. La Zampyris Raymondi Muls. (Op. ent. IX. 1859, p.158.) est identique à la Z. Zusitanica Motsch. (J. du V. Glan. ent. I. 41.)

10. Le Dryophilus compressicornis Muls. (Op. ent. IT. 17,) est identique au 2. anobioides Chevr., décrit bien antérieurement, et que l’on a jusqu'ici rapporté à tort au D. pusillus Gyl. Cette observation est basée sur l'examen du type de M. Chevrolat qui m'a été obligeamment communiqué par cet auteur.

11. L’Anobium fasciatum L. Duf. (Expl. de la Val. d’Ossau) est identique à l’A. Aërtum Ill. (Mag. VI. 49. 1807).

12. Le Trypopitys Raymondi Muls. (Op. ent. IX. 177) est identique au 7rypopitys Phænicis Fairm. (An. de la S. ent. de Fr. 1859, 53), lequel n’est autre que le Xyletinus cylindricus Germ. Cet insecte n’appartient nullement au genre Trypopitys. ! est voisin des Xyletinus et forme le type de mon genre Metholcus.

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