‹ Glanures entomologiques; ou, Recueil de notes monographiques, descriptions, critiques, remarques et synonymies diversesChapitre 8 sur 23 · SUPPLÉMENT · texte numérisé non relu

SUPPLÉMENT

GINOPOS DES ESPÈCES BUROPÉENNES DU GENRE LAWPIRN.

En publiant, dans le précédent numéro de ces Glanures, mon petittravail sur les espèces Européennes du genre Lampyris, j'étais persuadé que le nombre de ces espèces augmenterait d’une manière notable, l'attention se trouvant attirée sur elles. En effet, par suite de diverses communicatious récentes, je me trouve avoir aujourd’hui sous les yeux plusieurs Lampyris et une femelle de Lamprohiza qui m’étaient restées inconnues. Je crois doncintéressant de les faire connaître ici sous forme de supplément à mon Synopsis.

GROUPE 11. — 4 bis. Lampyris Germaricnsis, J.du V.— L. Zenkeri, Germ. Reise nach Dalmatien, 211, minima parte,m£:.

Mâle. L. 12 mill. En entier d’un jaune testacé pâle ; pronotum avec une tache discoïdale postérieure très légèrement enfumée, peu marquée ; élytres en entier également d'un jaune testacé pâle (au moins dans l’exemnplaire unique que j’ai sous les yeux). Pronotum presque aussi long que large, point sensiblement rétréci en avant, avec ses côtés presque droits en arrière. Dernier segment dorsal de l’abdomen offrant presque la même forme que chez la L. noctiluca, mais un peu moins fortement dilaté arrondi sur les côtés, et avec sa partie rétrécie apicale légèrement moins courte et visiblement arrondie, Arceaux précédents prolongés à leurs angles postérieurs externes en lanières assez courtes ou dents aiguës, — Femelle, L. 13 mill, En entier d’un testacé fauve, avec le disque du

pronotum très largement varié de rose. Segments abdominaux également variés de la même couleur. Écusson notablement plus large que long, avec une toute pelite et étroite échancrure médiane en arrière où il est arrondi. Huitième segment ventral légèrement incisé au sommet en forme de V très ouvert. — Dalmatie.

Le mâle de la L. Germariensis ressemble beaucoup à première vue à un exemplaire immature de la L. Zenkeri. Peut-être l’exemplaire que j'ai décrit est-il immature en effet. Quoiqu'il en soit, il se distingue parfaitement du mâle de l'espèce citée par la forme toute autre du dernier segment dorsal de l'abdomen. — Quant à la femelle au contraire, elle s'éloigne considérablement de celle de la L. Zenkeri et ressemble notablement à celle de la L. Lareynii, dont elle se distingue par son pronotum plus grand et plus large, surtout par rapport aux seg* ments suivants, par la forme de son écusson, par ses moignons élytraux plus petits, quoique encore bien marqués, moitié seulement aussi grands que l’écusson dans l’exemplaire que j'ai sous les yeux, etc,

Observation. — J'ai décrit l’espèce précédente sur deux exemplaires (4 %) d’une Lampyris représentant actuellement dans la collection de Germar la L. Zenkeri de cet auteur. Ces insectes, dont j'ai dû la communication à M. Schaum, par l’obligeant intermédiaire de M. Reiche, constituent une espèce toute différente de la L. Zenkeri de mon Synopsis. Toutefois, je crois avoir décrit bien réellement, sous ce dernier nom, l'espèce de Germar, à laquelle ne peuvent se rapporter les prétendus types de sa collection, comme il est facile de s’en convain-

cre en jetant un coup d'œil sur les figures, assez mauvaises du reste, données par Germar. J'insisterai seulement sur les termessuivants, que cet auteur applique à la femelle : « Ungeflügelt. Die Segmente des Leibes sind oben und unten schwarzgrau mit rosenrothen Randern, » termes se rapportant parfaitement à la femelle décrite par moi sous le nom de L. Zenkeri, mais nullement à celle qui m'a été communiquée comme le type. Germar ajoute dans sa description : « Bisweilen auch ganzrosenroth, » termes qui peuvent s’appliquer à cette dernière femelle, ce qui prouve que Germar a dû confondre deux espèces, et que les exemplaires en question de sa collection. ne sont pas de vrais types. Faisons remarquer enfin que la description donnée par M. Küster de la L. Zenkeri se rapporte également très bien à l’espèce de mon Synopsis et non à la précédente.

Groupe II bis. — Moignonsélytraux et écusson comme dansle groupe 3. $. — Dernier segment ventral apparent comme dans le groupe 2. x.

Ce groupe est intermédiaire entre les groupes 2 et 3 de mon Synopsis; et, par suite, des quatre groupes que je dois admettre aujourd’hui, sans y attacher pourtant une bien grande valeur, les deux premiers présentent des mâles semblables avec des femelles différentes, et les deux seconds, au contraire, des mâles différents avec des femelles semblables.

5 dis. mampyris ambigena. J. du V.

Müle. L. 44 mill. D’un jaune testacé; pronotum à peine plus jaune postérieurement dans son milieu ; élytres brunes, avec une étroite marge suturale et une assez

large bordure latérale testacées; tarses brunâtres. Pronotum à peu près aussi long que large, point sensiblement rétréci en avant, avec ses côtés droits dans leurs deux tiers postérieurs. Élytres offrant une marge latérale déprimée, étroite, mais assez marquée. Dernier segment dorsal de l'abdomen légèrement convexe longitudinalement dans son milieu; plus ou moins dilaté-arrondi sur les côtés, puis brusquement, mais assez brièvement, rétréci au sommet où il est obtus. Arceaux précédents prolongés à leurs angles postérieurs externes en forme de dents aiguës saillantes. — femelle. L. 16 mill. D'un brun un peu soyeux; pronotum avec une large tache discoïdale rose ou un peu ferrugineuse, et son limbe d’un jaune testacé; moignons élytraux d'un testacé à peine brunâtre, ainsi que l’écusson ; tous les segments suivants avec une marge latérale et postérieure d’un testacé ferrugineux; dessous du corps d’un jaune testacé, largement varié de rose; pattes légèrement teintées de brunâtre. Écusson notablement rétréci postérieurement, arrondi au sommet. Huitième segment ventral offrant une incision apicale en forme de V. — Sicile.

Cette espèce, dont j’ai dû la communication à l’obliggeance de M. Deyrolle, est fort remarquable sous tous les rapports, et ne peut aucunement se confondre. Le mâle, un peu plus étroit que celui de la L. Reichii, l’est toutefois un peu moins que celui de la L. Lareynii, et présente l'aspect et la coloration de la L. Bonvouloirii. La femelle offre la coloration de celles des L. Zenkeri et Lareynii, dont elle se distingue parfaitement par le développement de ses moignons élytraux, qui sont subacuminés au som-

met, et dépassent un peu le bord postérieur du segment métathoracique.

Groupes III. — Les femelles des deux espèces suivantes m'étant malheureusement inconnues, j'ignore si elles présentent bien les caractères que j’ai assignés aux femelles de mon groupe 3. Maïs les mâles de ces insectes ne peuvent actuellement être rangés ailleurs. Je dois ajouter qu'il faut aujourd’hui exprimer de la manière suivante le caractère offert par ceux-ci : dernier segment ventral apparent plus ou moins prolongé dans son milieu en une forte pointe obtuse ou un lobe bien distinct.

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