GLAN LIRES
cette couleur. Antennes plus courtes, à articles notable ment moins larges et moins fortement dentés , Cuisses antérieures modérément épaissies, munies près du sommet d'une petite dent interne aiguë; leurs trochanters mutiques. — Andalousie. Maroc.
Observation. Quoique M. Rosenhauer ne mentionne point répine des trochanters antérieurs des mâles (caractère qui lui aura échappé) et signale la villosité des femelles comme cendrée en entier (caractère sujet à varier), je pense, avec M. Kiesenwetter, que notre espèce est bien celle qu'il a fait connaître sous le nom de Tibiellus.
XX. Cuisses toutes entièrement simples et semblables, d* et ^ . Deuxième article des tarses postérieurs égal en longueur aux trois derniers réunis. ^ (Esp. 20).
20. H simpiicipes. J. du V. — Lagria scutellaris, Fabr., Eut. syst., i, ii. 80, 9. ^ (1792)?— DasytessCutellaris, Fabr., Syst. El. ii. 72. ° (1801)?
Mâle. L. 8-9 mill. Très allongé, étroit, d'un noir plus ou moins plombé; entièrement revêtu d'une villosité hérissée fine, assez longue, médiocrement serrée sur les élytres, noire en dessus, plus ou moins cendrée et entremêlée de petits poils plus courts de même couleur sur la suture, blanchâtre le long des bords latéraux des élytres et sur les jambes, grisâtre en dessous. Yeux assez saillants. Pronotum à ponctuation peu serrée. Élytres à ponctuation une, très serrée, légèrement rugueuse; marquées sur leur dos de quelques stries longitudinales plus ou moins légères. Antennes allongées. Pattes assez longues et toutes simples. Tarses postérieurs à premier article court et se-
cond aussi long que les trois derniers réunis. — Femelle. L. 7 1/2-8 1/2 mill. Proportionnellement plus courte et notablement plus large, mais néanmoins encore oblongue, d'un plombé obscur ou un peu bronzée^ à villosité en entier d'un blanc jaunâtre^, entremêlée de petits poils plus courts, assez serrés, tout à fait déprimés et entièrement coucbés, de même couleur, très denses sur Vécusson. Yeux ordinaires. Élytres à ponctuation en général très fine et extrêmement serrée, marquées sur leur dos d'une ou deux côtes longitudinales plus ou moins légères. Antennes plus courtes. Deuxième article des tarses postérieurs un peu plus long seulement que le premier. — Espagne.
Le mâle de cette espèce ressemble assez à première vue à celui de TH. Vittatus^ mais il s'en distingue très facilement par ses pattes simples. C'est le plus allongé de ceux que je connais. La femelle se distingue aussi assez bien des voisines par sa forme plus étroite et oblongue, sa fine ponctuation très serrée, et sa villosité tirant sur le jaunâtre ainsi que la courte pubescence qui est plus dense et tout à fait déprimée.
Observation. — D'après un exemplaire appartenant à M. Reiche, et provenant de la collection de Dejean, le Dasytes scutellaris de ce dernier auteur, qui du reste devait, comme on l'a fait jusqu'ici, confondre sous ce nom plusieurs femelles voisines, se rapporterait à la femelle de notre H. simplicipes. Il ne serait pas impossible que celle-ci fut également le Dasytes scutellaris de Fabricius. J'ai déjà traité cette question en décrivant la première espèce de ce genre, et je ne vois que des inconvénients à
changer, sans aucune certitude, un nom déjà adopté par lUiger et M. Kiesenwetter.
B. Premier article des tarses intermédiaires divisé en dessous au sommet en deux lon^^ues épines aiguës divergentes. (^ (Esp. 21-22.).
21. H. Prnticoia, Waltl, Reïse nach Span. 61. " . Dasytes. (1835). — Waltl, in Silb. Rev. ent. iv, 150. ?. Dasytes. (1836). — Kiesenw. Berl. Ent. Zeits. 1859. 164. ^, ^. (type.).—
Mâle. L. 5-5 1/2 mill. Oblong, d'un noir un peu bonzé surtout sur les élytres; revêtu d'une villosité supérieurement hérissée, assez longue, mais peu serrée, entremêlée sur les élytres de poils plus courts dirigés en arrière, noire en dessus ainsi que ces derniers, cendrée en dessous, sur les pattes, l'écusson et le long des bords latéraux du pronotum et des élytres, mélangée en outre de quelques poils gris peu tranchés ou même efTacés sur la suture. Pronotum presque carré, à ponctuation écartée, marqué d'un sillon longitudinal médian entier et bien distinct. Élytres à ponctuation peu fine, médiocrement serrée, légèrement rugueuse. Antennes longues et robustes, avec leurs quatrième et cinquième articles en plus ou moins grande partie d'un rouge testacé. Cuisses antérieures un peu épaissies. Jambes antérieures couvertes intérieurement de grains ou petits tubercules élevés très notables, et largement mais légèrement échancrées vers ■ le sommet. Premier article des tarses intermédiaires di-' visé en dessous au sommet en deux longues épines très^ aiguës et divergentes, dont l'interne en un peu plus~ longue et plus grêle et légèrement courbe. Pat 'es posté-
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rieures simples. Sommet des jambes plus ou moins marqué de rouge testacé, sujet à disparaître surtout aux postérieures ; tarses, en général, obscurs — Femelle. L. 5-6 rnill. Plus large et un peu plus convexe, bronzée, à yillosité cendrée ou légèrement jaunâtre en entier, densément entremêlée de petits poils plus courts, très déprimés, tout à fait coucliés, et de même couleur. Pronotum plus court et plus large, à sillon médian en général moins marqué. Ponctuation des élytres un peu plus line, plus dense et plus rugueuse. Antennes beaucoup moins longues et peu robustes, avec leurs quatrième et cinquième articles très souvent obscurs. Pattes simples, mais avec les cuisses antérieures épaissies de même. — Espagne méridionale.
Observation. — Il est très difficile de savoir au juste si le Dasytes praticola de Waltl, se rapporte à cette espèce-ci ou à la suivante. Toutefois, comme c^'est à la femelle de celle-ci que la description donnée par Waltl paraît se rapporter le mieux d'une part, et comme de l'autre, cet auteur confondait certainement les deux espèces s'il les avait sous les yeux, puisqu'elles Tétaient encore aujourd'hui dans les collections, je crois que, M. Kiesenwetter ayant appliqué à celle qui nous occupe le nom de Praticola, l'on doit conserver actuellement ce nom, quand même un soi-disant type de Waltt, se rapportant à l'espèce suivante, viendrait à apparaître.
2^. H. Brachialis. J. du V.
Mâle, L. 4 3/4 mill. Oblong, d'un plombé obscur; revêtu d'une villosité supérieurement hérissée, assez longue, mais peu serrée, légèrement jaunâtre ou cendrée en
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entier^ entremêiée de petits poils plus couits, déprimés^ assez serrés, et de même couleur. Pronotum com.rae chez le Praticola. Élytres à ponctuation plus fine, plus dense et plus rugueuse. Antennes longues et robustes, avec leurs articles intermédiaires, ou tout au moins les quatrième et cinquième, plus ou moins marqués de ferrugineux. Pattes comme chez Tespèce précédente, mais avec les épines du premier article des tarses intermédiaires sensiblement moins longues. Sommet des jambes et tarses d'un rouge testacé. — Femelle. L. 4 3/4 mill. Pas plus large, mais plus convexe ; fortement bronzée, principalement sur les élytres, àvillosité et pubescence de même. Pionotum un peu plus court, à sillon médian effacé. Antennes beaucoup moins longues et plus robustes, ferrugineuses dans leur milieu. Pattes simples, avec les cuisses •à peine épaissies; d'un ferrugineux obscur^ avec le sommet des jambes et les tarses plus clairs. — Espagne méridionale.
Le mâle de cette petite espèce, confondue jusqu'ici dans les collections avec la précédente, se distingue facilement par les caractères mentionnés. La femelle diffère de celle du Praticola par sa forme moins large, la courte pubescence des élytres moins fortement déprimée, le sillon médian du pronotum effacé, et la coloration plus claire de ses antennes et de ses pattes. N'ayant vu qu'un seul exemplaire de cette femelle, je ne puis affirmer toutefois que le caractère de coloration soit constant. J'ajouterai que chez tous les individus femelles du Praticola j'ai observé sur le bord suturai une série de petits poils noirs obliques^ manquant chez les deux sexes du Brachialis.