‹ Glanures entomologiquesChapitre 37 sur 48 · II · texte numérisé non relu

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profondément marquées. Dernier arceau dorsal de Tabdomen comme chez le C. andakisicus , mais proportionnellement plus grand et à ponctuation paraissant un peu plus fine ; les précédents subtilement et très peu deusément pointillés , finement rugueux sur les côtés. -- Espagne centrale ; Escurial.

B. Éperons terminaux des jambes antérieures droits, ou Fun d'eux seulement à peine un peu courbe au

bout. c^.

X. Angles postérieurs du pronotum notablement saillants en forme de dent ou épine aiguë, d" .

t . Épistôme légèrement ou à peine coupé en biseau antérieurement, formant un bord saillant plus ou moins fort^ mais point notablement avancé au-dessus du

labre, c? .

* Antennes point distinctement ciliées en dessous. Pronotum et surtout élytres à pubescence fine^ très courte et peu marquée. ^ (Esp. 14.).

i4. C5. Blubicuiidws. J. du V.

Mâle. L. lomill. Oblong, légèrement allongé, assez parallèle; tête noire, pronotum d'un rouge testacé, ainsi que le propectus; élytres d'un testacé rougeâtre intense, meso et metapectus d'un noir brun, ou parfois d'un brun ferrugineux ; abdomen d'un roux testacé, en général légèrement teinté de brunâtre, antennes et pattes en entier d'un brun obscur, ou avec les cuisses un peu ferrugineuses; pubescence jaunâtre, peu serrée, assez courte en dessous, fine et courte sur la tête et le pronotum, très fine, très courte, et peu marquée sur la surface des élytres. Antennes visiblement plus courtes que la moitié du

corps. Tête densément ponctuée, avec une large impression assez profonde en avant. Pronotum, au plus, moitié moins long que large, à ponctuation bien marquée et assez serrée, faiblement rétréci en avant, arrondi et légèrement avancé au milieu de son bord antérieur, avec ses angles postérieurs formant une épine aiguë assez longue, très saillante, et notablement oblique en dehors. Élytres finement et densément ponctuées, à stries légères, ou même parfois peu marquées. Pénultième arceau dorsal de Tabdomen arrondi postérieurement; lobes du dernier, au plus, aussi longs que le dernier segment ventral, lequel est légèrement, mais assez visiblement, excavé vers sa base. — Femelle. Inconnue. — Andalousie.

Cette espèce est remarquable par la couleur rougeâtre de ses élytres et surtout de son pronotum, et ne peut se confondre avec aucune autre espèce européenne. **. Antenues densément et distinctement ciliées en

dessous. Pronotum et élytres à pubescence assez courte,

mais bien marquée. (^ . (Esp. 15.).

15. €. «crmarj. J. du V. — C. melanoceplialus, Germar, Faun. Insect. Europ. 21. 7. ^ (1843).

Mâle: L. 14 \j'l ~ 17 mill. Assez allongé, plus ou moins étroit et assez parallèle ; tête uoire; pronotum d'un testacé rougeâtre ; élytres d'un roux testacé, dessous du corps et pattes en entier de la même couleur, avec les cuisses plus pâles et jaunâtres; antennes brunes, avec leurs trois premiers articles ferrugineux ; pubescence déprimée, jaunâtre, assez courte, mais bien apparente, même sur les élytres, où elle est plus courte que sur le reste du corps. Antennes à peu près de la longueur delà

moitié du corps, où guère plus courtes. Tête densément ponctuée, avec une impression plus ou moins marquée en avant. Pronotum moitié plus large que long, ou même un peu plus large, à ponctuation bien marquée et assez serrée, très obtusément subangulé au milieu de son bord antérieur, point visiblement ou à peine rétréci en avant, le plus souvent légèrement arrondi sur les côtés, avec ses angles postérieurs formant une épine aiguë assez brusquement produite, médiocrement longue, mais très saillante, et légèrement oblique en dehors. Êlytres densément et finement ponctuées, à stries bien marquées, quoique en général assez légères. Pénultième arceau dorsal de Tabdomen très obtusément anguleux ou subarrondi postérieurement. — Femelle. L. 24 mill. D'un roux testacé, un peu ferrugineux sur la tête, le pronotum et les jambes, avec les yeux et la moitié terminale des mandibules noirs ; revêtue d'une pubescence pâle déprimée bien distincte, glabre seulement sur les élytres, et même sauf leur base et leurs bords latéraux. Pronotum à peu près comme chez le mâle, mais beaucoup plus convexe, à ponctuation notablement plus forte et moins dense, avec ses angles postérieurs plus robustes et moins aigus. Écusson assez court, subtronqué en arrière. Élytres d'un tiers plus courtes e nviron que l'arrière-corps, fortement et obliquement atténuées vers le sommet et subacuminées, très largement déhiscentes, à ponctuation assez forte efassez serrée, à stries profondément marquées en forme de sillons. Arceaux dorsaux de l'abdomen finement et subrugueusement ponctués, surtout les basilaires , imperceptiblement réticulés et

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subopaques, sauf sur leur marge postérieure. — Sicile. Variété (^ . — Pronotum et élytres d'un brun ferrugineux; dessous du corps et pattes d'an roux testacéplus foncé ou ferrugineux. — Sicile.

Le C. Germari ne peut se confondre avec aucune autre espèce européenne connue. Sa femelle ressemble, à première vue, à celle du G. Dubius Ros., mais elle s^en éloigne par le bord antérieur élevé de son épistôme, sa pubescence, etc.

Observation. Leacli ayant décrit, sous le nom d'Hammonia melanocepbala, la femelle d'une espèce restée inconnue depuis, ainsi que je l'indique plus loin, j'ai été obligé decbangerle nom de G. melanocepbalus employé par Germar, probablement parce qu'il pensait, comme il le mentionne, que Leach avait peut-être décrit la femelle de son espèce. Il existe, de plus, un Gebrio d'Algérie, décrit postérieurement par M. Lucas, sous le même nom de G. melanocepbalus.

f t . Épistôme fortement coupé en biseau antérieurement, et formant un rebord fortement avancé au-dessus du labre, d^ .

*. Pronotum trèsconvexe,à peine rétréci en avant,d'untestacé rougeâtre; élytres d'un jaune testacé. d^ .(Espèce 1 6). 16. c. Ruflcoiiis Fabr. Ent. Syst. Supplem. p. 102. c3*. (1798). —Fabr. Syst. Eleuth. ii. 15. c^'. (1801). — C. maculicollis, Fairm. Rev. Zool. 1856. p. 530. (^.

Mâle. L. H mill. Allongé, assez étroit, quelque peu cylindrique; tête noire; pronotum d'un testacé rougeâtre, offrant de cbaque côté deux petites tacbes brunes obliquement disposées et un peu liées ensemble ; élytres

d'un jaune testacé ; poitrine d'un brun ferrugineux ; abdomen et cuisses d'un jaune testacé ; base des jambes et tarses bruns; antennes d'un brun obscur, avec leurs trois premiers articles un peu teintés de ferrugineux; pubescence bérissée, d'un jaunâtre pâle^ assez longue et assez serrée^, plus courte et moins dense sur la surface des élytres, mais encore très apparente. Antennes visiblement moins longues que la moitié du corps, point distinctement ciliées en dessous. Tête densément ponctuée, avec une large impression assez concave en avant. Pronolum très convexe, guère que d'un tiers | lus large que long, à ponctuation fine, mais assez dense, à peine rétréci en avant, légèrement arrondi sur les côtés, arrondi et faiblement avancé au milieu de son bord antérieur, avec ses angles postérieurs formant une épine aiguë assez longue, et assez brusquement produite, très saillante et oblique en dehors. Élytres à ponctuation fine, médiocrement serrée; à stries peu marquées, obsolètes. Pénultième arceau dorsal de l'abdomen arrondi postérieurement; dernier arceau ventral un peu excavé. — Femelle. Inconnue. — Maroc; Tanger.

Quoique cette rare et remarquable espèce n'ait, à ma connaissance, été trouvée jusqu'ici que dans le Maroc, j'ai cru, néanmoins, utile de la comprendre clans mon travail, car il serait fort possible qu'on la retrouve de ce côté-ci du détroit de Gibraltar, sur la pointe méridio" nale de l'Espagne, pays encore très peu exploré. Cela paraît même tout à fait probable, si l'on réfléchit que le C. Dubius passe des côtes d'Italie à celles de Sardaigne, et le C. Fuscatus de Tarente à Gorfou.

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**. Pronotum très peu convexe, notablement rétréci en avant, d'un brun foncé; élytres d'un brun châtain d".

(Esp. 17).

19 €. Insiguitus, J. du V.

Mâle. L. 1 4 mill. Oblong, peu convexe ; tête noire, pronotum d'un brun obscur quelque peu ferrugineux en arrière, élytres d'un brun châtain, avec une fine marge latérale obscure; poitrine d'an noir brun, avec le milieu du métasternum ainsi que l'abdomen d'un roux testacé légèrement teinté de brunâtre; cuisses d'un jaune testacé, jambes et tarses d'un roux testacé ; antennes d'un brun ferrugineux, plus claires à la base; pubescence déprimée, jaunâtre, assez longue et dense sur la tête, le pronotum et la poitrine, plus courte et moins dense sur la surface des élytres, où elle est néanmoins encore très apparente et bien plus notable que d'habitude. Antennes un peu moins longues que la moitié du corps, point distinctement ciliées en dessous. Tête fortement ponctuée, légèrement concave en avant. Pronotum très peu convexe, moitié moins long que large, â ponctuation bien marquée et assez serrée, notablement rétréci d'arrière en avant, obtusément anguleux au milieu de son bord antérieur, avec ses angles postérieurs formant une dent aiguë, graduellement produite, mais très saillante et oblique en dehors. Elytres à ponctuation assez dense, médiocrement forte mais entremêlée de rides transverses qui la rendent rugueuse; à stries très légères, peu apparentes. Pénultième arceau dorsal de Tabdomen obtusément anguleux en arrière. — Femelle. Inconnue. — Espagne.

Cette petite espèce se fait remarquer par la très forte

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saillie du bord antérieur de son épistome, par sa coloration qui rappelle celle du G. fuscatus^ enfin par sa forme et sa pubescence très apparente qui lui donnent un peu le faciès d'un petit C. Benedicti. Elle m'a été obligeamment communiquée par M. Chevrotât comme provenant d'Espagne^ mais sans indication plus précise de localité. XX. Angles postérieurs du pronotum simples, formant

seulement une dent très courte et à peine saillante. (^,

t Élytres d'un roux testacé vif. c? (Esp. 18).

48 c. Aiuoriî, Grael. Mem. de la Real Acad. de cienc. deMadr. Sér. 3. i. ii. p. 123, pi. 8,f. 5. (1851). c?. —

Mâle. L. 14-15 mill. Subovale oblong, de forme assez robuste; noir, élytres d'un roux testacé vif, métasternum brunâtre, antennes et pattes d'un noir brun, ces dernières parfois moins obscures et teintées de ferrugineux notamment sur''les cuisses ; pubescence d'un jaunâtre pâle, fine, peu serrée et caduque sur la tête et le disque du pronotum, plus dense et plus marquée sur les côtés de ce dernier, longue et assez serrée sur le dessous du corps et les pattes, très subtile, très courte, et tout à fait indistincte sous un grossissement ordinaire, sur la surface des élytres. Antennes assez courtes, notablement moins longues que la moitié du corps, assez distinctement ciliées en dessous. Tète fortement ponctuée, avec une large mais légère impression en avant, et le bord antérieur de l'épistome obtus mais cependant encore visiblement élevé. Pronotum à peine moitié moins long que large, à ponctuation forte, médiocrement serrée, légèrement rétréci en avant, un peu arrondi sur les côtés, arrondi et faiblement avancé au milieu de son bord antérieur, avec ses angles posté -

rieurs simples et formant seulement une dent obtuse trèscourte^à peine saillante et à peu près nulle. Elytres densément et très fortement ponctuées, marquées de quelques stries légères. Pénultième arceau dorsal de Tabdomen subarrondi au sommet. Pattes assez robustes, avec les tarses postérieurs à peine plus longs que les jambes. — Femelle. Inconnue. — Espagne méridionale : Cordoue.

t f. Elytres d'un noir de poix cj*. (Esp. 19.) 19 c. Durouri, Grael, Mem. de la Real. Acad. de cienc.

de Madr. Sér. 3, I, n. p. 122, pi. 8, flg. 4. (1851) d".

Mâle, L. 15-16 milL Ovale oblong, déforme robuste et assez large; coloration comme chez le G. Amorii, mais avdc les elytres d'un noir de poix; pubescence tout à fait comme chez cette dernière espèce. Antennes à peine moins courtes, ciliées de même. Tète plus large et plus grande. Pronotum plus finement ponctué en arrière. Elytres plus convexes sur leur dos en avant, à ponctuation sensiblement moins forte, avec leurs stries toutes bien marquées, sauf latéralement, et leurs intervalles convexes ou un peu élevés. Pénultième arceau dorsal de l'abdomen semblable. Pattes de même. — Femelle. Inconnue. — Espagne centrale et méridionale.

Cette espèce est extrêmement voisine de la précédente, dont elle se distingue par les caractères mentionnés et surtout la coloration toute autre de ses elytres. M. Graells s'est demandé, et moi du reste également, si les Cebrio en question ne seraient point des variétés l'un de l'autre; mais en présence des différences signalées, constatées malheureusement sur deux seuls exemplaires, il m'était impossible de ne pas adopter ici les deux espèces.

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ESPÈCES M ÉTANT DEMEURÉES INCOMUES EI\ NATUilE.

Cebrio tricolor, Grael. Mena, delà Com. del Map. g. de Esp. 1858, p. 47, pi. 2, fîg. 4 d^.

c^. 17 mill. Punctatus, pubescens;pube flava; capite nigro; thorace, abdomine femoribusque lu'escentibus, tibiis tarsisgue obscurioribus, anteiniiS;, palpiselytrisque cinnamomeis; ils striatis, punctatis, pimctis piliferis, et inunoquoque angulo humerali macula punctiforminigra; mandibalarum apice nigro, basique rufa. — Extremadura.

Cebrio Ysernii, Grael. loc. cit. p. 48, pi. 2, fîg. 5 ^^ (18583.

c?. !.. !5 mill. PLibescens, pube obscura; capite, protliorace scutelloque nigris; postpectore, pedibus, abdomine, palpis et aotennis flavicantibus; elytris obscurioribus, punctatis, striatis, subglabris, marginibus nigricautibus. — Hispania, prope Henares flumen.

Cebrio rufifrons, Grael. Aunal. de la Soc. eut. de Fr. •Isol, p. 13, pi. 1, fîg. 2 (^. — Grael. Mern. de la Real Acad. de ci ne. de Madr. Sor.3, 1, ii, 121 c^ (If^ol.)

j'".L.14 mill. Pallidetestaceus, punctatus, subvillosus; thorace pedibusqae clarioribus; fronte ruf^sccnte; ocul;s apiceque mandibularum nigris ; tergo tenuiter punctu- !ato; elytris striatis, subragosis, sparsim punctatis. — Guadarrama.

Observation. Les trois espèces précédentes ne peuvent se rapporter à aucune de celles que j'ai connues. Les G. tricolor et rufifrons surtout paraissent remarquables par leur système de coloration. J'ai cru inutile de reproduire

Jes descriptions in extenso données par M. Graells, car elles ne sont guère que les périphrases des diagnoses. Enfin, cet auteur ne mentionnant ni la forme du bord antérieur de Tép stôme, ni celle des angles postérieurs du pronotum, ni la longueur des antennes, et les figures qu^'il a publiées étant fort mauvaises, il m'est impossible de savoir quelles sont les afîinités des Cebrio qu'il a fait connaître.

Cebrio morio, Leach. Zool. Journ.I, p. 40 (1824) cT-^ Casteln. Hist. nat. Col. 1, 254, 12 (1840). d" (reproduction de la descrip. donnée par LeacL).

^. L. 11 1{4 mill. Ater^ femoribus utrinque linea subtestacea, coxis quatuor anticis testaceis. Caput, thorax, dorsum et elytra nigro villosi ; villilongi; antennae supra nigro subtus ferrugineo villosae; epigastrium, pectus etfemorafusco-ferrugineovillosa; elytra mediocriter elevato-lineata, sulcis intermediis mediocribus. — Lusitaniaet Hispania (regione Valentina).

Je ne connais aucune espèce d'Europe, ni même d'Algérie, qui soit noire en entier avec de longs poils noirs. L'habitat trop étendu indiqué par Leach me fait craindre une erreur^ et peut-être le C. morio de cet auteur est-il exotique.

Hammonia melanogephala, Leach, Zool. Journ. I, 44

l. L. M 1i4 mill. Rufescens, capite nigro, dytris

tenuiter striatis, thorace nigro punctato. Caput et thorax

impresso punclati; elytra glabra; abdomen infra punctis

numerosissimisimpressis. — Hispania, Lusit.nia.

Cette femelle de Cebrio décrite par Leach a été rappor-

tée parDejean (Bull. deFérussac) au C. Fabricii, et par Germar, avec doute, à son C. melanocephalus. Mais les femelles de ces deux espèces, restées jusqu'ici inédites, n'offrent nullement la tête noire ; ni aucune autre connue d'Europe non plus. L'observation seule pourra nous apprendre à quelle espèce de Cebrio se rapporte l'H. nielanocephala de Leacb .

Observation. Le Cebrio testaceus Casteln. (Hist. nat. Col. \, 253, 2 ^ . 1840.) est si brièvement et, qu'on me pardonne l'expression, si ridiculement décrit, qu'il est impossible de savoir à quoi le rapporter,et mérite en tous points d'être tenu pour nul.

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