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UN SOUVENIR GUERRIER

La guerre entre les états du Sud et ceux du Nord dans la république voisine en 1861-1862 avait réveillé l'esprit guerrier au Canada. On voulait mettre4e pays à l'abri d'une invasion. Un peu partout on organisa des compagnies de cavalerie et d'infanterie.

A Lévis, ce fut le docteur J.-G. Blanchet, qui souffla l'ardeur guerrière aux jeunes gens.

Un dimanche, après la grand 'messe, le doceur Blanchet adressa la parole à la foule qui lortait de l'église. Il rappela l'héroïsme de nos mcêtres, nos devoirs envers la Couronne d 'Angleterre, etc., etc. Bref, en quelques jours, trois ïompagnies de milice étaient formées à Lévis.

Ces miliciens se mirent à pratiquer les exerdces militaires avec zèle et ardeur et, le 26 évrier 1862, ils subissaient leur première ins- )ection.

Le " 'Canadien" du 5 mars 1862 publiait a correspondance suivante :

''Mercredi dernier (26 février), les trois compagnies volontaires que possède la ville de iévis furent passées en revue par le colonel le ^alaberry. Un canot pavoisé pour la circonstance et conduit par des hommes de la ompagnie No 2, avait été expédié pour trans- )orter le colonel à la Pointe-Lévis. Là, il fut •eçu par une députation de volontaires et une )ièce de canon tira quelques coups en son honleur. Le lieu des exercices avait été décoré ivec un goût parfait. Arbres et pavillons de outes sortes, rien n'avait été épargné ; et la 'atisfaction de l'honorable visiteur fut égale rux efforts qu'on avait faits pour le recevoir lignement.

''De nouveaux coups de canon annonçère] le commencement des exercices. La compa gnie de cavalerie commandée par le capitai ne Forrest, la Oie No 1, et la Cîe No 2 tirent successivement leuiis évolutions et s'en acquittèrent avec un ordre surprenant, si Ton considère que ce n'est que depuis quelque temps qu'ils ont réussi à se procurer un sergent instructeur qu'ils paient de leurs propres deniers.

''Les exercices terminés, M. Laurent Lemieux prit la parole au nom des volontaires et dans un compliment où il intercala heureusement le nom du héros de Châteauguay, il remercia son fils de sa gracieuse visite.

''Le colonel de Salaberry répondit chaleureusement et son allocution fut accueillie par des bravos enthousiastes.

"Il fut ensuite conduit par les trois compagnies jusqu'à la demeure du colonel Dallaire où il devait passer la nuit.

"Le bruit du canon retentit encore sur son passage, et le colonel se retira enchanté de sa réception."

Cette correspondance est signée L. H. F.

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