ACTE QUATRIÈME 16f
LIZANE
près do la coulisse, — avec résolution, pour en finir
Bref, trois mille. Ce soir.
Ce soir!
LIZANE
Ou — c'est réglé Je rentre, je m'enferme. Et tu n'as pas la clé. Puis, dès demain, bonjour, je file pour Lauzanne Où l'on m'offre un superbe engagement !
Elle veut s'échapper, il la retient avec une passion ai dente.
Lizane !
Tu ne sais pas ce que tu dis ! Ces yeux-là, loin ? Ma beauté, mon amour, mon désir, mon besoin ! Que ferais-je, saignante moitié déchirée D'une étreinte toujours plus forte et plus serrée, Moi qui n'ai, quand l'orgueil de l'idéal faiblit, D'autre foi que ton corps, d'autre autel que ton lit? C'est pour lui qu'hislrion-rimeur, je dilapide D'improvisation infamante et stupide L'art auguste et charmant, immuable et divers Divin, — moi qui mourrais pour la gloire d'un vers î Et toi, les jeunes jours de l'heureuse miière Où, sinon ton baiser, ton rire était sincère,
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Les hasards du plaisir, l'auberge ou le talus, Élaient-ils si peu doux qu'il ne t'en souvient plus? Accepte l'avenir où le passé t'invite, Nous deux, toujours, s'aimer!
LIZANE
voyant entrer Canuche au fo:id, devant le décor
C'est Canuche. Fais vite.
GLATIG.NY
qui la suit
LIZANE
le repoussant sur la scène
Laisse-moi m'habiller.
A l'habilleuse :
Le loquet.
Glatigny est sur le point d'enfoncer la porte, il entend C«^ nuclic r[ui parle devant la toile du fond.
CANUCHE
C'est à la fois parisien, turc et coquet.
Glatigny, après une hésitation, va vivement vers Canuc — Canuche parle le premier.
Pas en tenue?