ACTE DEUXIÈME
Polaire d*où s'érige un double et rose aimant?
Ma chère,^tes yeux d'eau claire et d'étonnement,
Tes yeux nuls comme un ciel sans dieu, cette épouvante
Qu'un cœur ne batte point dans une chair vivante,
Ta bouche entière ! et l'aile heureuse de ton nez,
Je ne les aurais plus? lu me les as donnés,
Merci !
LIZANE
après une réflexion
Qui prendras-tu ?
Je reprendrai... la lyre!
LIZANE
cherchant
Rosa Lherbier? Non. Bêle. Elle ne sait pas lire.
Toi, tu lis le... Tassin.
LIZANE
qui conlinue, bonne fille
J'y songe! Gigalon, l't'liole et fine, avec un trop grand violon, Disant « pauvre Mammi ! » sans tendre sa sébile... L;i fille du vieux chef d'orchestre au teint de bile
Plaqué de sang, qui vous fixe, l'œil grand ouvert, En mâchant dans ses dents quelque chose de vert» Cigalon, un bijou, te gobe.
Glatigny n'a entendu qu'à demi, songeant peut-être pour la première fois à la tristesse de la séparation*
erapliûtique
Je me pose.
Non... tu voles !
Solennel :
Je vais travailler !
stupéfaction de Lizanc.
Vignes Folles!
Vous ne grimpiez en fleur qu'aux mansardes encor; Mais j'atteindrai l'azur avec mes Flèches d'Or!
A Lizane :
Toi qui, bête à manger des roses, déshonores
Dans l'amour de Tassin l'orgueil des mots sonores,
N'ayant lu Valmiki, ni Ronsard, — ni Baruch ! —
Tu ne sais pas le vers sans chic, sans chien, sans truc.
Universellement répandre l'allégresse !
Dire les héros-dieux, la France où vit la Grèce,
Le berger de Meudon qui, pour plaire à Phyllis,
Cueille une abeille d*or dans un volubilis,
Nyse, au verger, payant d'un baiser son amende ;
Ou bien, tel que Hugo sur la roche normande