ACTE TROISIÈME
Jlatig:ny, debout, inquiet, nerveux, avec, par instants, des gestes saccadés, le front à la vitre, au fond à côté do la porte ^d'entrée; il regarde au dehors.
Jn bruit énorme, mais sourd, fait de cent conversations diverses, mêlées en rumeur, déchirées d'exclamations. Presque pas d'ivrognes. Il y a un agent de la sûreté, en bourgeois, près de la porte de droite, seul à une table; il surveille le groupe Morvieux. — Stramir et cet agent échangent parfois de vagues signes, très discrètement.
in milieu du tumulte, — qu'enveloppe le bruit, au dehors, do la pluie et du vent, — pendant que vont et viennent les garçons, {un groupe [chante, sur l'air de : a Ah! il a des bott's 1 bott's I bott's I » la chanson alors fameuse que Ton avait faite sur le poète Armand Barlhet : on n'entend pas toutes les paroles.
Monsieur de Lesbie Où donc es-tu,
tu, tu, Charmant génie,
nie, nie.
Es-tu fouta
tu, tu?
Si ce vieux Gaulois N'a plus de voix,
voix, voix.
Il a pourtant
tant, tant Un instrument
brillant.
Mieux qu'avec un luth Il cxécut'
eut, eut' Le chant du coq
coq, coq Avec son eut !
eut ! eut !
JEAN MORVIEttX
orateur, à la voix glapissante, acerbe
'ilez dans un!..,
DES VOIX
Garçon !