ACTE TROISIÈME hi
MONSIEUR COURBET
après avoir bu
Dans la charogne éclose et l'œillet qui poussa ! Elle est partout dans la nature!...
Entre, g-éatite, ventripotente, tout obèse et blafarde, en robe défraîchie, à ramages, mouillée, en chapeau de paille aux nœuds énormes, des socques aux pi«ds, à la main un parapluie dégouttant d'eau, Hortense Clampon, quarante- huit ans, dite la Tour de Lard.
Elle est dans ça!
F.t. tout à coup, M. Courbet s'écrie :
l'apier ! fusain!
L'élève des Beaux-Arts ouvre «on carton.
HORTINIE
pleurnicharde, en secouant son parapluie
Morvieux ! Ils m'ont fichue au poste ! Va te plaindre!
Morvieux descend vers elle, lourdement, un peu ivre. M» Courbet commence de dessiner. Hortense, en retirant ses socques :
Un sergot m'engueule. Je riposte.
Il m'empoigne. Je crie, avec du monde autour. Alors, pour ça...
Au tond :
FILLK DK i/aIU portée en l'air ou hissée sur le billard
Non! ce n'est pas pour ça, c'est pour!...
JEAN MORVIEUX
pas trop ivre, après s'être assure que l'agent dv la sùrrio n'est plus là
C'est pour avoir crié : Vive la République!
J'en suis sûr. Le Pouvoir me suit d'un œil oblique
Et lâchement s'en prend aux miens. Tel est le tchin
Impérial.
On l'entoure pour le calmer, il se calme.
Que faire? Attendre?
A Hortense :
Prends un gin.
LE RAPIN RÉALISTE
à Hortense
Ne bougez pas!
HORTENSE
ravie
Alors, je pose?
Elle se carre, tournant le dos, la tète à demi tournée, ai une intention d'imiter la Venus Callipyge.