‹ Glatigny; drame funambulesque en vers, mêlé de chansons et de dancesChapitre 8 sur 138 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

CANUGHE

retirant le drap

On vient!

A Gredelu qui a renoncé à la gouttière :

Fermez !

Vei^S la croisée éclairée do Tassin :

Soufflez !

La croisée de Tassin s'éleint. Lizane va courir vers l'annexe, mais elle n'ose franchir l'intervalle lunaire où la verraient les gens qui sortent du bureau de poste, avise les arbres à gauche, au-dessus dq bureau.

Par là !

Elle disparaît entre les arbres, derrière la poste. Canuche, en refermant sa croisée, le poing tendu :

Brigands î

L'annexe de l'hôtel est absolument silencieuse. La porto du bureau de poste s'entrebâille, s'ouvre toute. Albert Glatigny, maigre, long, dix-huit ans, coiffé d'un bonnet de coton à gland rose qui pend, en blouse normande, sort à reculons, ne veut pas sortir, résiste, bougon, volontaire et fort luxurieux.

EMMA

qui pousse Albert Glatigny

Non !

EMMA

Si!

Non!

EMMA

La nuit est peu chaude.

Tu toussais tout à l'heure. Accroche bien ta blaude, Et cours.

Non!

EMMA

en désignant la gendarmerie

Ton père...

Eh ! mon père est déjtà loin.

Dès avant Taube, autour des meules, blés ou foin, Gendarme vertueux, il rôde, rampe, épie, Dresse procès-verbal à l'Idylle assoupie !

EMMA

pas scrionsoment fâchée

Gageons qu'il t'a surpris plus d'une fois?...

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