‹ Glatigny; drame funambulesque en vers, mêlé de chansons et de dancesChapitre 80 sur 138 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

A ce moment, s'ouvre la porle de droite; entre Cigalon, — seize ans, paraissant moins âgée, maigrelette, fine, mignonne, en petite soie collante, un.chàle étroit, qu'elle serre. Les cheveux d'un blond presque blanc, sous une coiffure rouge, toute drôle. Petite demoiselle pauvre par le vêlement, un peu bohème par la coifle; et la jupe est courte, les souliers sont trop grands.

GERMAIN

qui met dans un tablier les débris de cannettes et de verres

C'est assez de musique.

Repoussant Cigalon :

Allons, oust!

revenu de la BcUe-Poule, parlant très vite

.aissez. Je l'attendais.

Ça fait mal.

Vivement, à Cigalon, en lui prenant la main:

Eh bien?

Il lui a fait du mal, — ou trop de plaisir, elle défaille presque.

CIGALON

Ah ! j'ai Tonglée.

GFATIGNY

trôs doiicoment attendri, la conduisant loin de la porte, devant Ir coiniptuir

Cigalon ! De la pluie est gelée Dans vos cheveux. Ce coude est un petit glaçon. Et c'est pour moi !...

CIGALON

très fillette, très contente, gaie

Vous m'avez fait une chanson :

« Tithon ! Tithoh ! Je sens l'éternité jolie... » Je ne la comprends pas. Je l'aime à la folie. Alors, Mammy fait tout ce qu'il vous plaît.

La porto s'est ouverte, Cigalon tousse.

GLÀTlGNY

C'est l'air.

Étourdiment, — à Gtrmain

Un grog chaud !

CIGALON

'emmitouflant dans son châlo et s'asseyant dans le coin

Je veux bien.

à part, en tâtant son gousset vide

ilem ! hem ! le grog est cher..i

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