ACTE TROISIÈME i
CIGALON
Je savais ma leçon! — Elle n'était pas seule.
avec une rage
Ah! oui!
Gacliant un peu sa détresse :
Tassin?
CIGALON
Non, non, Caniiche. Un clown, très laid, l'n nain. Des dames en bas roses, — le l)allet. Un chien savant. Pour faire étudier « l'artiste », j On prit mon violon. J'ai dit non. J'étais triste.
GLATI GX Y
qui n'a pas entendu
T'expliques-tu, toi, pour un faiseur de lazzi, Laid, vil, chez une femme, un tel revenez-y?
Avec une horrible aniortunie :
A moins qu'un même instinct de bassesse, de lie, Et d'ombre, l'un à lautre à tout jamais les lie !
El !1 se rr.ulo la tê'.e s.ir la t:il)!c, en rotcrant mal des sancflo!?.
13i GLATIGNY
CIGALON
en un long soupir
Ah ! comme vous l'aimez !
Avec de petites secousses de tout le corps:
Mâmi ! pauvre Màmi!
s'avouanl tout entier
Depuis trois jours je n'ai ni mangé ni dormi!
C'est fou, c'est bête : eh Ijien, mon désespoir s'attise
De plus d'extravagance et de plus de sottise.
J'ai honte. L'âpre mal qui m'a dompté, maté,
Est fait bien moins d'amour que d'imbécillité.
J'ai ri d'abord. Eros change son arc d*épaule ;
On s'est joint, c'est charmant, on se quitte, c'est drôle.
Cette femme, une nuit, les cheveux sur le sein,
Guenuche de Canuche ou femelle à Tassin,
S'offrait à qui voulait avant que je la prisse,
Et cinq ans de baisers furent son long caprice
Sans devoir ni reproche à rinfidélité.
Qu'était-elle pour moi? pas même la beauté,
Car j'avais seul, splendide, avec les rhétoriques
Des mots rimeurs et des métaphores lyriques
Empourpré de soleil et rosé de matin
Sa tignasse de gouge et sa peau de catin.
Et je riais. Mais quand je la compris partie
Pour de bon, hagard, flou, toute force abrutie,