‹ Glatigny; drame funambulesque en vers, mêlé de chansons et de dancesChapitre 85 sur 138 · ACTE TKOISIEME I3D · texte numérisé non relu

ACTE TKOISIEME I3D

Avec un' roilrosscment de roplilc :

le suis méchant !

A Micliel Lecoing :

Gamin ! si j'avais du génie, le serais-je réduit à cette ignominie , De nier l'horizon que Hugo dévoila, Le rêve. . .

Montrant Hortcnse :

Et de coucher avec ce monstre-là ?

Se frappant la poitrine avec une Iionte douloureuse :

Non î mesquin, bête, abject. — Mais le guignon, qui crosse,

Exaspéra mon impuissance en force atroce !

Jean Morvieux? j'ai choisi ce nom-là comme un nain

Se veut géant (mon vrai nom : Eudoxe Bénin),

Et d'âpres rages font contre l'art, la patrie,

Le bien, en sanglier grogner ma porcherie.

Me voici devenu vers tout sommet serein

L'anathème des malchanceux, des pas-en-train.

Des ratés, des blagueurs, des déchus, des athées,

Aboyant aux grandeurs — qu'ils n'ont pas méritées!

Car, d'être des vaincus sublimes, nous aurions

La paix des grands acteurs devant des histrions.

Mais c'esL avec raison que le destin m'accable.

M'écrase; ma rancune en est plus implacable;

Ce n'est pas une gêne inique qui me lord.

Et je suis d'autant plus féroce, que j'ai tort.

Morvieux continue en montrant le buste de Miirgcr :

Ce doux Mùrger, peu d'art, peu d'orgueil, peu de lucre, Teu de tout, mérita le marbre par le sucre;

GUTiliNV

Sa bohème emmiellait ce qu'elle eut d'ennemi

Du rire de Musette ou des pleurs de Mimi;

Les bourgeois l'ont choyé, de peu troubler leur aise.

C'était quatre-vingt-neuf, voici quatre-vingt-treize.

Un Girondin ! à bas Vergniaud ! Sur l'apparat

Des gloires J'ai rué les fureurs de Marat;

Et du fond de la brasserie, aiïreuse cave

Où la choucroute est en colère, où le bock bave.

Avec Déchut, cette oie, et ce mouchard, Stramir,

Vil, j'e iipèche là-haut les gloires de dormir !

lli'. 1:

-Il io — il est plus do minuit — (omiiiencc im;u à peu do sy vider. — D'abord, sont partis Adèle do Morency et le petit homme, furtivement, par la moins grande porte. Fille de l'Air, après avoir remis le violon sur une table au premier ranjf, s'en est allée avec ses camarades en fête; et les garçons commencent de mettre, au fond, les volets à la devanture, éteignent quelques becs de gaz.

Je les vengerai!

MORYIEUX

Non!

Près de la porte :

A cause de ton maître Insulté, toi, naïf, tj m'enverras peut-être Des témoins? Le vieux jeu ! Dumas et Dartagnan ! Le Roland-feuilleton ! L'héroïsme gna-gnan ! Allons donc ! Nul péril en mon ignoble tâche. On ne peut même pas me tuer, — je suis lâche! Et c'est la peur qui me fait jaune comme un coing.

A Horli'iisi.', ;i|>iès iiur |M)iis<ée:

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