LADRE
Ainsi pourrait s’expliquer la fréquence du glaucome chronique chez les sujets atteints d’hypertension artérielle, celle-ci étant si fréquente chez les individus présentant des lésions vasculaires.
Baillart, à la suite de ses expériences sur l’action comparée de certaines substances médicamenteuses sur la tension oculaire et la tension artérielle géné-
rale, conclut :
En rapprochant ces expériences de celles de Wessely, on peut dire que, dans la coque oculaire close, l’état de pression — ou plutôt la replétion des vaisseaux — tient en grande partie sous sa dépendance le degré de la tension oculaire qui, à toute dilatation du réseau vasculaire intraoculaire, correspond à une élévation de l’ophtalmotonus et inversement, celui-ci s’abaisse s’il existe de la vaso-constriction intraoculaire. Ces expériences montrent la possibilité d’obtenir une dissociation entre le tonus oculaire dépendant des phénomènes vasomoteurs locaux et la tension artérielle générale.
D’après cet auteur, à la suite de son rapport sur le « Rôle du Sympathique en pathologie oculaire et dans le glaucome », pour lequel il écrit un chapitre spécial, il résulte que le rôle du sympathique sur l’ophtalmotonus, sans être absolu, est cependant constant. « Je ne prétends nullement, dit-il, que le trouble sympathique est la cause du glaucome. Il y a un facteur sympathique dans le glaucome, cela est probable. » i
Il résulte également des études de Baillart et Magitot, que si la tension artérielle joue un rôle im-
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portant, le tonus oculaire n’est pas sous sa dépendance. Il semble que le point de vue est moins simple que si l’on faisait dépendre tension artérielle et tension oculaire directement l’une de l’autre. Car il y a lieu d’incriminer bien plus les phénomènes toxiques et rénaux dus à la sclérose artérielle, alors que l’hypertension non constante ne serait là que comme témoin des lésions vasculaires. Les lésions locales, dues à l’artériosclérose, jouent également un rôle très important,