CONCLUSIONS
Il résulte des quinze observations que nous apportons, provenant toutes de malades examinés à la clinique ophtalmologique, et dont sept ont été publiées par les docteurs Baudot et Gerbaut (Bulletin de la Société d’ophtalmologie de Paris), ainsi que de l’étude des observations portant sur le même sujet et rassemblées dans la littérature, que :
1° II existe fréquemment chez les malades atteints de glaucome chronique une élévation de la constante d’Ambard. Cette épreuve indique une atteinte rénale spécialement quant à l'élimination des substances azotées.
20 On rencontre très souvent, mais non toujours, associée à ces troubles rénaux, de l’hypertension artérielle, mais qui ne coïncide pas obligatoirement (Observations personnelles) ;
Il semble donc que les troubles d’artériosclérose, d'insuffisance rénale et surtout l’azotémie jouent un rôle plus important que l’hypertension artérielle dans la pathogénie du glaucome, contrairement à une opi-
nion souvent admise.
ms —
30 Ces troubles d’azotémie et d’artériosclérose sont très importants à rechercher chez les glaucomateux. Et chez tous les malades de ce genre, on fera systématiquement
L’anamnèse générale ;
L'examen complet cardiovasculaire (auscultation, pression artérielle, etc.) ;
La réaction de Wassermann ;
L'examen complet des urines ;
La recherche des épreuves d’insuffisance rénale (azote sanguin, constante d’Ambard, phénolphtaléine, diurèse provoquée) ;
4° Ces recherches permettront des déductions thérapeutiques très importantes qui, jointes aux traitements locaux, amèneront, sinon toujours une guérison, du moins une amélioration : cure de réduction alimentaire, cure de désintoxication et surtout régime hypoazoté avec traitement classique du syndrome d’azotémie avec hypertension, qui est celui que l’on rencontre le plus souvent chez les glaucomateux ; si la notion étiologique apparaît (syphilis, alcoolisme), elle sera traitée également.
Vu : Vus Nancy, le 21 juillet 1927. Nancy, le 21 juillet 1927. Le Président de la Thèse, Le Doyen, Georges ETIENNE. L. SPILLMANN.
Vu ET PERMIS D'IMPRIMER :
Nancy, le 22 juillet 1927.
Le Recteur de l’Académie,