LÉSION DE CONTACT
Production en regard du point traumatisé.
Siège dans les parties périphériques des membranes internes.
Large étendue des désordres, bords contus, flous.
Prédominance des déchirures des membranes internes. Fréquence d'une abondante réaction pigmentaire.
Présente rarement le type de la choriorétinite proliférante.
Diminue peu ou point l'acuité visuelle centrale, ne cause point la cécité de l'œil, quand elle est pure.
Modifie le champ visuel périphérique.
OBSERvATION I Double lésion d’ébraulement pur.
B..., soldat au ...* d'infanterie, classe 1902, blessé par une grenade, le 1% avril 1917, au B... Pansement au poste de secours. Hospitalisé à Châlons, puis évacué, le 20 avril 1917, Centre ophtalmolo-
gique 18° région.
Examen du 1% mai 1917. — À la suite d'une reconnaissance,
reprenant, en qualité de caporal, les grenades inutilisées par ses
hommes, l'une d'elles éclata à environ 4 mètre de lui, au moment où elle allait lui être remise par un soldat.
Deux éclats vinrent le frapper, l'un à la région sous-orbitaire droite, l'autre à la région sous-orbilaire gauche, en position exactement symétrique à 2 centimètres du bord libre des paupières, à l'union du tiers interne avec le Liers moyen.
On remarque en ce point deux petites cicatrices arrondies, la droite, plus grande que la gauche, a 4 millimètres de diamètre; la gauche, 2 millimètres, un peu déprimée.
Les cicatrices reposent sur une base infiltrée. Les paupières ont subi un gonflement énorme dès le début, qui a presque entièrement disparu. Il persiste une tache ecchymotique dans la région externe de la conjonctive gauche.
Le blessé, qui ne perdit pas connaissance, eut une petite hémorragie par ses deux plaies. Il s'aperçut au bout de trois jours, quand le gonflement de l'œil gauche eut diminué, que cet œil distinguait encote les objets. à un mètre. Le gonflement de l'œil droit persista plus longtemps et la fente palpébrale ne commença à s'ouvrir que le 22 avril, date à laquelle un premier examen’ consigna l'amaurose complète de cet œil.
OEïl droit en léger strabisme supérieur. Aucune trace extérieure de traumatisme sur le globe. Cornée, pupille normales. Réflexes pupillaires paresseux. Aucun trouble des milieux transparents.
A l'ophlalmoscope, on est frappé par la présence, dans la région maculaire et sus-maculaire (à l’image renversée) d'une large masse brun-rougeâlre, pourpre en certains endroits, de forme ovale à grand axe horizontal. Elle est révélatrice d'une vaste suffusion sanguine sous-rétinienne, au-dessus de laquelle passent nettement les vaisseaux rétiniens indemnes. son
A la partie inférieure de celte lésion existe un placard de choriorétinile pigmentaire et atrophique avec, par places, plusieurs taches rougeâtres de congestion choroïdienne donnant l'aspect d'un linge
maculé de sang.
Deux taches hémorragiques arrondies et indépendantes, de la
ST
dimension d'une papille, avoisinent la lésion principale, l'une à sa partie externe, l'autre à sa partie supéro-interne.
La papille, d'apparence normale, présente, à son bord externe, un petit amas hémorragique.
Un examen attentif pratiqué sous atropine et au Thoïner ne décèle aucune autre lésion du fond d'œil, même dans les parties périphériques du segment inférieur. -
OD., compte les doigts à 1 mètre.
Mobilité du globe normale.
OG., ecchymose sous-conjonctivale à la partie externe. Aucune autre modification du segment antérieur. Paresse pupillaire. Suffusion hémorragique sous-rétinienne moins étendue qu'à l'œil droit et située dans la région sus-maculaire. Elle est interrompue en son milieu par une déchirure choroïdienne allongée de trois diamètres papillaires traversée par les vaisseaux rétiniens intacts.
Cette déchirure aboutit à sa partie supérieure à une tache ovale de congestion choroïdienne. La papille, légèrement décolorée, est entourée d'un anneau presque RÉPIEE de périnévrite hémorragique.
Rien par ailleurs.
A la skiascopie, myopie de 1 d. a