‹ Globe oculaire: Des lésions d'ébranlement et de contact du Globe oculaire dans les traumatismes de guerreChapitre 26 sur 26 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

JL. Il existe dans les traumatismes de guerre, indépendamment de toute lésion extérieure apparente du globe oculaire, des lésions intérieures de cet organe, qui intéressent le tractus uvéal et la rétine, la sclérotique étant respectée.

Il. Ces lésions doivent être divisées en deux classes : 1° Les lésions d’ébranlement, c'est-à-dire celles qui se produisent indirectement, à distance du point où a porté l'agent vulnérant; | - 2° Les lésions de contact, c'est-à-dire celles qui se produisent directement, en regard même du point où a frappé l'agent vulnérant.

IIT. Chacune de ces lésions a une pathogénie propre. À. Lois de production des lésions d'ébranlement : Pour qu’il y ait lésion d'ébranlement, il faut :

-1° Que le projectile soit passé au-dessous du globe oculaire, sans que l'orbite ait été lraversée ni fracturée ; :

2% ou que le projectile ait déterminé une fracture de l'orbite, sans que le globe lui-même ait été touché.

B. Lois de production des lésions de contact : Pour qu'il y ait lésion de contact, il faut :

1° Que le globe oculaire ait été touché par un frôle. ment langentiel du projeclile ;

2° ou qu'un paquet de paroi orbitaire fracturée par le traumatisme soit projeté directement sur la coque sclérale ; ,

ras

3° ou qu'un pelit projectile vienne heurter directement . le globe, sans y effectuer de plaie pénétrante.

IV. Lésions d'ébranlement et de contact peuvent exister indépendamment à l’état pur.

Dans une cerlaine mesure, ces lésions peuvent s'opposer l’une à l’autre, au point de vue ophtalmoscopique; les premières siégeant dans la région postérieure du globe et offrant des caractères de nelteté et de limitation; les secondes situées dans la région périphérique de l'œil et marquées par des caractères d’élendue ct de diffusion, de même que par l'imprécision de leurs contours.

Mais quelquefois cependant elles se confondent, elles existent simultanément, se superposant l’une à l’autre, lorsque l'agent du traumatismea frôlé le globe de l'œil en même temps qu'il a fracturé l'orbite et ébranlé fortement le massif facial.

Vu, BON A IMPRIMER :

Vu : Le Doyen, Le Président de la thèse, Dr C. SIGALAS. D' LAGRANGE. -

Vu ET PERMIS D'IMPRIMER :

Bordeaux, le 14 maï- 1917. Le Recteur de l'Académie,

| R.. THAMIN.

PAS ju

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