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thode, mais il n’a fait que la modifier sans la rendre plus exacte ni plus expéditive.
. En 1865, Montegazza (1) imagina un procédé très-différent, mais fondé aussi sur un calcul de surfaces. Je crois inutile de le décrire à cause de ses imperfections.
La numération des globules dans un volume déterminé de la dilution fut mise en pratique pour la première fois par un médecin hollandais, Cramer, qui réalisa ainsi un progrès important (2). L'appareil de Cramer se compose d’une lame porte-objet, sur les bords de laquelle sont collées deux bandes de verre très-minces et partout d’égale épaisseur. Sur ces deux lamelles est placée une autre lame semblable à la première. On a ainsi un espace capillaire de section rectangulaire, ayant pour hauteur l'épaisseur des lamelles.
Après avoir déterminé, par une mensuration faite au microscope, le volume de ce capillaire artificiel, Cramer faisait une dilution dusang à l'aide d’eau salée à 4/200, et en se servant de tubes trèsbien calibrés. Il faisait ensuite pénétrer par aspiration une partie du mélange dans le capillaire, et en s’aidant d’un oculaire dans lequel était une glace quadrillée, il comptait les globules dans un espace d’une étendue déterminée et arrivait, à l’aide d’une formule calculée d'avance, à connaïtre le chiffre des globules contenus dans 4 millimètre cube de sang.
(1) Montegazza, del globulimetiro, nuovo strumentoper determinare rapidamente la quantita del globetti rossi del sangue, e nuovo ricerche ematologiche. Milano, 1865.
(2) Cramer (Nerdel. Lancet, 1855.
En1867, M. Potaininventa un nouveau procédé.
Cet observateur se sert d’un mélangeur spécial qui se compose d’un tube capillaire de verre, présentant sur son trajet, au voisinage de l’une de ses extrémités, une dilatation ampullaire, dans l’intérieur de laquelle a été placée une petite boule de verre.
Ce tube est gradué de façon à permettre de faire tout d’abord dans la partie dilatée un mélange de sang et de sérum artificiel à 1/100 ou à 1/200, puis, grâce à une manœuvre dont on pourra lire la description dans la thèse de M. Malassez, M. Potain fait sortir de son mélangeur de très-petites gouttelettes dont le volume total est déterminé à l’aide des subdivisions du tube capillaire. Ces subdivisions expriment des cinquantièmes de millimètre cube. En comptant alors les globules contenus dans les gouttelettes, on connaît le nombre de globules correspondant à un ou plusieurs cinquantièmes de millimètre cube, et par suite à un millimètre cube.
Enfin, M. Malassez (1) a eu l’idée de fabriquer un appareil ressemblant à un capillaire naturel, c'est-à-dire qu'au capillaire rectangulaire de Cramer il a substitué un capillaire à section elliptique.
Le mélange de sang et de sérum artificiel est fait à l’aide du tube de M. Potain, et une partie en est introduite par aspiration dans le capillaire. Le volume de ce dernier a été calculé d'avance,
(1) Malassez (Comptes rendus de l’Académie des Sciences, décembre 4872, et thèse de Paris, 4873).
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et à l’aide d’un oculaire quadrillé et d’une formule spéciale, il est facile de rapporter le nombre de globules contenus dans une section du tube au millimètre cube de sang.
Toutes ces méthodes ont soulevé des critiques que nous ne ferons que résumer le plus rapidement possible.
Celle de Vierordt, d’une exécution difficile, demandait de deux à six heures par numération.
La méthode de Cramer s’est peu répandue, probablement parce que la construction de l'appareil a paru trop compliquée et imparfaite.
Le mélangeur de M. Potain exige, outre beaucoup de temps, une habitude et une habileté de main qu’il n’est pas donné à tout le monde de posséder. L'appareil de M. Malassez faisait faire un grand pas à la question, mais n'en présentait pas moins des défauts dus non-seulement à son mélangeur, mais aussi à l’action que la capillarité exerce sur tous les corps en suspension dans un liquide, de là pouvaient résulter des erreurs graves, vu l’inégale répartition des globules dans le capillaire. De plus, cet appareil d’une délicatesse de construction extrême, est d’une grande fragilité et n’est maintenu qu'avec la plus grande difficuité dans un état de propreté suffisante.
En présence de ces méthodes qui ne pouvaient donner que desrésultats approximatifs, M. Hayem rechercha, ainsi qu’il le dit dans sa leçon, un appareil simple, facile à manier et fondé sur un principe exact. Et ce résultat, il l’a obtenu avec sa cellule construite d’une façon mathématique, et
un mélangeur qui donne un mélange aussi homogène que possible.
Cela étant acquis, quelle est notre manière de procéder? La préparation faite, nous n’avons plus : qu’à tailler un carré dans le champ microscopique, avec l’oculaire quadrillée et à compter les globules rouges qu’il contient ; nous recommençons quatre ou cinq fois la même opération, et la moyenne prise entre ces résultats, nous la multiplions par un chiffre constant 31000,
Dans les diverses recherches que nous avons entreprises, nous avons toujours employé un mélange au 250°, c’est-à-dire que nous prenons 2 millimètres cubes de sang pour 500 de sérum, et c’est le nombre de globules que nous trouvons avec une préparation de cette nature, que nous multiplions par 31000.
Voici l’explication de ce numérateur : la grosse pipette à sérum ayant en général 6 millimètres cubes de mouillage, les 500 millimètres cubes de liquide pris avec cette pipette n’en fournissent que 494, auxquels on ajoute 2 millimètres cubes de sang. Le volume total étant de 496 millimètres cubes, dont 2 de sang, la dilution est au 248°. Or, comme il y a 125 cubes de 1/5 dans un millimètre,
le numérateur doit être :
C’est là, du reste, le procédé indiqué dans sa leçon par M. Hayem et suivi par la plupart des expérimentateurs.
Il est une question dont nous avons dû nous
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occuper et que nous traiterons plus longuement un peu plus loin, c’est l'effet du sérum sur les globules du sag. Nous en ferons un chapitre à part, mais, pour le moment, nous devons en dire quelques mots.
Après avoir fait connaïtrela méthode, M. Hayem dut se préoccuper de rechercher un liquide qui n’altérât en aucune façon les éléments anatomiques du sang. La question avait une très-grande importance ; voici, en effet, les résultats qu’on obtenait en examinant le même sang avec différents
liquides.
9 octobre 1875. M. D. H.
(Eau sucrée, 1020) 9704.000 Liquide formé avec eau 100 gr. et chlorure de sodium 1.75 4.371.000
Eau 100 gr. chl. de sodium2gr. 4.371.000 25 mars 1875. M. D.
Mon sang fut examiné successivement dans du sérum iodé avec un mélange, au sulfate de soude et au chlorure de sodium.
Voici les résultats :
Sérum iodé. 5.456.000 Mélange au sulf. de souae 4.867.000
80 juillet 1875, 10 heures du matin. M. N.
— À jeun depuis la veille au soir (saignements de nez depuis deux jours).
Sérum iodé. 4,991 ,000
use
4 août. Mêmes conditions.
Mème liquide. &,960,000 Mélange au chlor. de sodium. 4,216,000
Cette question était donc de la plus haute importance et demandait à être étudiée d’une façon toute spéciale.
Un autre point attira également notre attention, c'était l’endroit que nous devions piquer pour prendre le sang. Il est bien évident que du premier abord on devait éloigner tous les points du corps où la circulation n’est pas très active. Nous nous adressâmes donc aux doigts et aux oreilles ; les résultats que nous avons obtenus sont absolument identiques.
Egalement habitué à nous servir des appareils de M. Malassez et de M. Hayem, nous avons fait quelques recherches comparatives sur le même sang. Nous fûmes conduit à faire cette étude supplémentaire en constatant que le nombre de globules que nous obtenions avec la méthode de M. Hayem était constamment supérieur à celui que nous donnait la méthode de M. Malassez. Ainsi avec l’appareil Malassez nous avions à maintes reprises fait l'examen de notre sang, et jamais nous n’avions trouvé une moyenne dépassant 4.300.000, L'appareil de M. Hayem nous donnait toujours une inoyenne de 5.500.000.
Voici le procédé que nous employâmes dés le début. Après avoir fait une numération avec l’un des appareils, nous faisions une nouvelle piqüre et
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procédions de la même façon pour le second appareil
La plupart des observations que nous primes à ce moment ont été égarées, nous avons dû renouveler l'expérience ces jours derniers en variant les
conditions dans lesquelles nous nous mettions :
14 janvier 1876. Cochon d’Inde adulte.
Appareil Malassez. 6,272,808
La numération fut faite en allant progressivement de l’orifice d’entrée à celui de sortie et voici les chiffres obtenus.