REN
En Y. fr. ce yerbe signifiait retirer, déplacer, s'en aller, du latin
Quant d^ilnecqaes rêtnouvercu Argent ou faille emporteras.
RuTm I« p* 31.
(Y. Mauver.)
RIMPliTER, T. act. — Raccommoder, refaire le pied d'un bas.
Il Se rempiéter, y. réfl. Prendre da pied, devenir vigoureux. Cela se dit du blé on de toat autre semis qui, rare et faible d'abord, pousse plus tard dru et serré.
REMPIRKR, V. act. ~ Amoindrir, diminuer : « La guerre a faii rempirer le commerce. > Comme verbe neutre, on le conjugue indifféremment avec être ou atx)ir : « Le malade a ou est rempiré, »
Il Aller en rempirant, loc. Aller plus mal.
REMUQUE, n. masc. ~ Odeur désagréable, semblable à ce qu'on appelle odeur de fût, de tonneau. Remuque est sans doute employé au lieu de remucre^ composé de re et mucre. (Voir ce dernier mot.)
REHAFLER, v. n. — Aspirer l'air avec bruit parles narines.
RENALLER (Se), S'en Raller, v. n. — S'en aller, retourner chez soi.
Puis s'apareillent demanois, S'en ralUrent en lor pays.
CHilST. DB COUCT, V. 2126.
RENARD (Prendre un), loc. — Avaler de travers un liquide qui vous revient par le nez.
U Avoir une maladie de renard^ feindre d'être malade. Allusion aux bons tours que joue maître Renart dans le roman de ce nom.
REHARBi^ Renaré, adj. — Malin, rusé comme un renard.
RSNARDER, v n.— Vomir. Dans le français populaire, écorcher le renard se dit d'un ivrogne qui vomit.
RENGULOTTER, v. act. — Remettre la culotte : « Renculottez cet enfant. »
Il Serenculotter, au fig., rétablir ses affaires.