‹ Glossaire de la vallée d'Yères pour servir à l'intelligence du dialecte haut-normand et à lChapitre 208 sur 278 · SAU · texte numérisé non relu

SAU

Il Ouvrir : « Quand j'ai été à Paris, c'est moi qui saquais de grands zius, n me disait un paysan.

Il Etaler, montrer : « Saquez un peu vol* marchandise. »

Dans l'ancienne langue, on trouve les formes sacer,sacier, sachier, sacher, saquer.

En 1483, un enfant nouveau-né ayant été retiré vivant d'un abreuvoir à Abbeviile, on assembla toutes les filles de la ville, et, a pour savoir et attaindre la vérité du cas, on leur fit saquer leurs mamelles. » La coupable fut ainsi découverte et brûlée vive. (Louandre, Hist. d' Abbeviile. )

a Adont li vot li Enperéres bouter sa main ou ventre pour sakier le quer. » (Nouv. Franc, du XIII«"« siècle, p. 9.)

Il Se saqtter, fuir promptement ; se tirer d'une mauvaise affaire.

Burguy tire ce mol du latin saccus; comp. avec l'espagnol et le portugais sacar.

SAQUERMENT, n. m. — - Sacrement.

Je vous jure sur Dieu et sur le saquerment,

HuG. Capet, p. 113.

SAQUIE^ n. f. — Ce que contient un sac.

SATANÉ, adj. — - Diabolique, digne de satan : c Quel satané polisson ! 9

\\ Difficile : « Vous me donnez-là un 5a/ane travail. »

SAUCÉE, n. f. — Averse.

SADTE-À-PREUNES, n. m. — Grand garçon à l'air niais.

SAUTERELLE, n. f. — Crevette.

SAUTIER, n. m. — Psautier. L'aphérèse du p se rencontre dans le français tisane deptisana,

a Item un beau sautier à lettres d'or et d'asur que le pape li donna.... » (Douet d'Arc ; Inv. de Clémence de Hongrie,)

Oez que le psalmiste dist, David qui le sautier escrit.

' Gunx. DE NoRM.

On glose sur le gros saultier,

COQUILLAKT, lo BlaSOtl.

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