‹ Glossaire de la vallée d'Yères pour servir à l'intelligence du dialecte haut-normand et à lChapitre 240 sur 278 · VIR · texte numérisé non relu

VIR

VIPILLON, n. m. — Goupillon. Le patois est plus voisin du mol étymologique : vulpes. On trouve vulpil dans Saint-Bernard.

VIR, V. act. — Voir. Contraction des anciennes formes vedeir, veir, veïr :

Et je (en irai) al sarrazin Espan,

SUn vois vedeir alques de sun semblant.

Ch. de Rol., p. 24.

Tant pour oir ses cortesies, Tant pour veir ses mananties.

Brut.,v. 10022.

Chemin pour Bel Accueil veïr.

Rose, v. 10048.

Fut. et cond., voirai, voirais, formes le plus souvent employées par les auteurs du XVI®"' siècle :

a Geste année les aveugles ne voirront que bien peu, les sourds oyronl assez mal. » (Rabelais.)

Quand voirrons^nous quelque tournoy nouveau ?

Ronsard, le Bocage royal.

Subj. que je voiche; imparf. du subj. que je viche.

VIRAUDER, v. n. — Vagabonder, rôder çà eî là. Du fr. virer^ lequel dérive, selon Diez, du latin virice, bracelet ; selon d'autres da gyruSy cercle. Les mots chavirer ^ environ, environner, virement, virole, etc. ont évidemment la môme racine, et sont toujours usités ; quclcjues autres sont tombés en désuétude ou ne sont pas admis pai~ l'Académie, comme : vireton (trait d*arbalète), tournevirer, virade^ vire-volte, virée, etc. •

Sans faire virade ne tour.

Cheminer, ne aller dehors.

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