BRO
BBAN. — Ajoutez : Dans an texte lorrain da XII« siècle, publié dans la Romania (juillet 1876), bran signifie boue, et sert à traduire les mots latins lutum, ccmum, ex : c Fiz d'omme et vers... qui habite en maison de bran, domo luteâ, et deroor en poudrière et ai terrien fundemant t > -^ c Sui chaûz en laide fosse, et el bran des tor* menz : decidi in ccmum flagitiorum, »
Littré ne cite aucun exemple de bran, employé en ce sens.
BRISE (À), loc. — Abondamment, c Les pommiers cette année ont des pommes à brise >, au point de briser sous les fruits.
BRIHBALLOT, n. m. — Sobriquet que Ton donne aux malheureux atteints de paralysie ; du fr. brimbaHer^ remuer, agiter.
BRIHBELLE. — Ajoutez : On dit en picard brimbette, et brimbeux dans le même patois signifie vagabond. Il parait naturel de rattacher ce mot à brimbe, forme primitive de bribe. « Dans une bande de gamins, à la bouche et aux dents noires comme de Tencre, elle était aux brimbelles, son panier de goûter déjà plein. » (E. de Concourt ; la FiUe Elisa.)
BRINOEZINGUES, n. f. plur. — Ajoutez : Ce mot ne s'emploie qu'au pluriel. Je n'avais osé rien hasarder sur l'origine de brindezingués dans le Glossaire. On peut cependant le rapprocher de brindes, ivresse, mot qui n'est plus usité que dans cette locution : être dans les brindes,
Œvoô Bromien, Dieu conquérant des Indes,
Que tu me rends gaillard et que j^ajme tes brindes !
Ane. Thédt., t. VIII, p. 92.
Comp. brindes avec l'anglais brandy, eau-de-vie, et avec l'italien brindisiy toast. Brinde-zingues est aussi usité dans le patois de Montbéliard. H. Contejean tire ce mot de brindiai (trinquer dans le patois de Montbéliard), et de l'allemand singen, chanter.
BROUÉE (Oiasser, cacher la), loc. — Prendre en se levant un bon verre d'eau-de-vie; c'est ce que dans les villes on appelle tuer le ver. On a dit autrefois plus poétiquement charmer la brouée,
Dos la pointe du jour je cAarme la brouée A boire je n^aj point Tesguillette nouée.
VéRONNBAU, V Impuissance,