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FORBU, p. passé. — Fourbu. Certains chevaux tombent forbus si on ne leur donne rien à manger ou à boire à l'endroit oîi ils s'arrêtent habituellement. De même un brave honnne revient chez lui forbu, quand on ne lui a rien offert dans une maison où il s'attendait à se bien décrotter les mandibules,
FORCIR, V. n. — Devenir fort, en parlant d'un enfant ; verbe formé comme noircir, grossir, durcir, grandir ; se dit également des arbres, des animaux.
FORT, n. m. — Creux profondément enfoncé sous la rive où se réfugient les plus grosses truites ; extension du mot fort, repaire de bête sauvage.
FORTUNÉ, adj. — Riche : « Dans la logique du peuple, un homme fortuné est nécessairement un homme riche; c'est un barbarisme trèscommun dans la langue, et qui provient d'une erreur très-commune dans la morale. » (Ch. Nodier.)
FOUAILLÉE, n. f. — Correction donnée avec le fouet.
FOUAILLER, v. act. — Cingler. On dit que la pluie, le vent vous fouaille le visage,
FOUÉE, n. f. — Flambée; faire une bonne fouée, un bon feu. Ronsard a employé les mots fouer et fouement.
FOUILLOUSSE, n. f. — Poche : « Il arrapait l'un par les jambes, l'autre par la besace, l'autre par la fouillousse.... (Rabelais.) Du fr. fouiller.
FOURCÉE, n. f. — Portée d'un animal, et particulièrement de la truie.
FOURCINER, V. act. — Dériv. du précédent; mettre bas.
FOURNAGUER, v. n. — Fouiller de tous côtés, examiner curieusement : t Un voleur fournague partout.» (Y.Naguer.)
FOURQUE, n. f. — Fourche, de furca ; dériv fourku, fourquer, fourquette, fourche de bois qui sert aux faneurs; enfourquer, dé fourquer, fourque-file qui a le même sens que fourche-fière dans La Fontaine. (Liv. IV, 16.)
FRi im
Se Hervieu est vaincus, as fourqiies le pendes.
Gui dk Na.ntklil, v. 410.
FOURQUES, u. f. plur. — Enlro-deux des jambes : « Donner à quelqu'un un coup de pied dans les fourques. n On dit aussi, mais plus rarement, fourquet, n. masc.
FOUTRE, V. act. — Mot grossier dont on abuse à la campagne, parce qu'on ne le comprend pas. Il a un sens très-étendu, et l'on s'en sert fort innocemment. Ex. : « Il m'a foutu un coup de poing. — Il a tout foutu par terre, » etc.
a C'est un homme foutu, » un homme ruine, perdu sans ressource.
On emploie tout aussi naïvement :
Foutre ! Juron,
Jean- foutre, mauvais drôle, homme qui ne mérite aucune confiance, qui ne lient pas sa parole.
Foutre le camj), s'en aller, déguerpir au plus vite.
Ces expressions à l'origine n'avaient rien de grossier. (V. Génin^ R.P., II, 153.)
FRAINE, n. 1". — Farine.
FRANQUETTE (A la honne), loc. — Simplement, franchement, sans fac.'un.
FRÊLER, v. act. — Feler. Je rattacherais volontiers fréter k frêle.
FRÉMIR, Frémiller, v. n. — Se dit de l'eau qui commence à bouillir.
FRÉREUX, adj. — Germain : « Ils cstoient cousinz frareux, l'une fille dudit roy, et l'autre filz de son frère. » ( Citron, normande, p. 402.)
FREULER, v. act. — Frôler.
FRIGOUSSE, n. f. — Repas, apprêts d'un repas : « Faire la frigousse. » Frigousser, v. n., faire un bon repas, se repousser Irs côtes en dehors, pour parler comme les paysans.
FRIMOUSE, Frimousse, n. f. — Vilaine figure, visage laid : « Ne