GAU
Gargantua. Qui nous dira l'humble village où ne sont pas connus les héros de Rabelais ?
GARGOUILLOT, n. m. — Sobriquet que l'on donne à ceux qui ont la prononciation embarrassée. De gargouiller ({\n a s'igniûé bredotiiller ;
exemple :
Il s'en va : comment il guargouille ?
Mais que dyable est-ce qu'il barbouille ?
Pathelin.
GARILLE, n. f. — Jambe. Garlgn^r, garilkr, remuer continuellement les jambes; garignard, adj.
GARTIER, n. m. — Jarretière : « Dès mercredy derrain passé je ne vey mon ami Joliet, pour ce que ce mesme jour je perdy mon gartier en la rue. » {Ev. des Quenouilles.)
Aujourd'hui encore, plus d'une jeune paysanne pâlit à la pensée que son amoureux se dédit, parce qu'elle perd sa jarretière.
Rabelais s'est servi àejartiers : « Aucuns des moinetons emportèrent les enseignes et guidons en leurs chambres pour en faire des jartiers.» Etym., garter, en anglais.
GAS, n. m. — Gars : « Un bon, un mauvais gas. »
GATE, n. f. — Jatte. Gâtée, le contenu d'une jatte. Diminutif, ga teint.
Il Gatelette, nom de lieu cité dans un enfoncement. Une grande gâte demeuda.
Sur une taule l'adenta.
Marie, Fab. 46.
Si 1 a marchéanz de lin....
Hôtes, et vanz et escueles, Et de gâtes et de foisselles.
Le Dit des Marchands.
GATIAU, n. m. — Gâteau.
GAUGUIER, n. m. — Sorte de noyer, arbre qui produit les grosses nuix appelées gangues ; v. fr. gauge : « Et avoit les mameleltes dures qui li sûulevoient sa vesleure ausi com ce fuissent .ii. nois gauges. » (Auc. et Nicol.)
« Je vous dy pour conclusion, que, se une femme veut que son